‹ PoésiesChapitre 15 sur 71 · LA FRANCE · texte numérisé non relu

LA FRANCE

Naguère vo»lii^it3 semblaient un champ de fleurs;

Où donc est de vos goûts la frivole inconstance ?

Ne reveirez-TOUs plus la mobile élégance

Des satins qui, long-^emps souverains en ce lieu,

Vinrent parer Lauzon en quittant Kicbelieu?

Sans doute lenr splendeur, à la cour exilée,

De l'onbli plébéien doit s'être consolée,

Loin de ce drap fâcheux, c{ut fixant tous les choix.

Éclipse la fortune et le rang à la fois.

Mais je parle, et déjà la voûte industrieuse Reçoit à fiots pressés la foiile curieus^ .

L'élégance est séduite, et le goût enchanté Lut montre la couleur propice k la beauté.

La mode et le dégir, magiciens habiles, Ont fait glisser son or entre ses doigts faciles ; Sa prodigalité n'aigrit point mon esprit, A ce caprice utile un cœur français sourit; Il sait que de cet or, versé par l'opulence.

Une part va du moins consqler l'indigence.

Le malheureux s'avance et demande ; il obtient. Et bénit en secret la main qui le soutient.

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