‹ PoésiesChapitre 19 sur 71 · GERMANICUS · texte numérisé non relu

GERMANICUS

Germaniciu, nom désormais «acre, Gennanicus, béros trop tôt pleuré, Tu meurs; tes amis en silence Recueillent ton dernier soupir, Et ce mot, vengeance, vengeance !

Retentit dans leur souvenir.

Déjà la publique colère Dénonce tout bas le poison, Préparé des mains dé Tibère, Versé par les mains de Pison.

Tremble, Pison, le châtiment s'apprête :

lU sont courte tes honteux honneurs ; Bientôt pour apaiser d'importunes terreurs Un maître soupçonneux demandera ta tête.

Tel l'assassin épouvanté Craint jusqu'aux instrumens liinèbres, Ministres de sa cruauté, Et seul, fuyant dans les ténèbres, Sriae son glaive ensanglanté.

Quelle est la nef aux flancs agiles

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GERHANICUS. 67

Qui sillonne l'aïur des flob?

Du sein de ses Toiles mobiles S'exhalent de plaintifs sanglots ; Hélas 1 ce navire funeste, Mais cher aux Homaina attendris, Du ^and G^manicus porte tout ce qui reste :

Ses cendres, sa veuve et ses fils !

Peuple, cours au rivage ; et toi, belle Italie, Reçois avec respect ces funèbres trésors !

Aux transports douloureux qui seuls l'ont accueillie L'épouse du héros a reconnu tes bords.

Vainement de ses maux on voudrait la distraire, Attirer ses regards vers la terre abaissés, La soulager du poids de l'urne funéraire, Ou du soin de ses fils autour d'elle pressés ;

L'intérêt puissant qu'elle inspire

Flatte son altiére douleur.

Et la fierté qni sur son front retpire

Semble l'orgueil de son malheur.

Déjà la cilc

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