‹ PoésiesChapitre 20 sur 71 · GERMANICUS · texte numérisé non relu

GERMANICUS

Ouvre ses imaortek remparts; Restes d'un demi-dieu, déjà de toutes parts S'élève à votre aspect une claipeur soudaine. Orateurs, Magistrats, Pontifes, Séniiteurs, Laissent l'autel dâert, l'échafaud sans licteurs ; Au deuil universel leurs tristes Toii s'unissent, La Tribune se tait, Us feui sacrés prissent, Les cliants religieuï suspendent leurs accords; Ces cris d'uo peuple entier qui redemande un père, Dans le fond du palais où se cache Tibère, Éveillent les remords.

Romains, laissez couler vos larmes!

Qui vous rendra jamais les biens que vous perdez? Ces jours trop peu connus d'un règne sans alanaes, En vain aux Dieux jaloux trop souvent demandés? Rome, si de l'objet de sa douleur profonde

Elle eût reçu les lois, Aurait connu dès-lors ces délices du monde

Qu'on ne vit qu'une fois!

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