‹ PoésiesChapitre 26 sur 71 · L'ERMITAGE · texte numérisé non relu

L'ERMITAGE

Par le sentier rapide, une jeune inconnuef Jusqu'à ce toit sacré parvint arec effort.

Là, ses regards erraient sur la vaste étendue Dans un maet transport.

Elle considérait la rocbe,menaçante,

Les ruisseau): fugitifs, l'imroensité des mers, Les gazons, la ctapelle ; et sa voix gémissante S'exhalait dans les airs.

Le soufQe du midi, le bmit lointain des ondes. Se mêlaient tour à tour à ses tristes accens ; Et le pasteur, guidant ses chèvres vagabondes, A retenu ces chants :

• Le bonheur fuit les pas de l'humble voyageuse ; L'image de mon sort me suit dans ces déserts. Mes jours sont agités, ma vie est orageuse, Gomme ces flots amers !

> Sur mes traits abattus, oà la douleur est peinte, De Vige qui me Init on cherche en vain la fleur ;

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El mon front jeune «ncor porte déjà Femprelnte Que laisse un lonff malheur!

•Vous, arbres, dontrabrimecouvreetm'envirohne, Vous semblez partager le deuil de mes beaux ans ; Et l'automne à vos pieds effeuille la couronne, Don fleuri du printemps.

•Vous pleurerez bientôt votre beauté ravie.

De son souffle glacé l'hiver va la flétrir :

Comme le noir chagrin qui dépouille la vie Et ne fait pas mourir.

> Les pieuf habitans de ce lieu solitaire,

Loin d'un monde trompeur ignorent totis sesmftux ; Et, simples voyageurs, ils ne font sur la terre Qu'attendre leurs tombeaux.

> Laissant tous les morteb, heureux ou misérables, S'occuper vainement d'un douteux avenir,

Ils savent que leurs jours sont désormab semblables Au jour qui va finir.

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8o L'ERMITAGE.

• Ainsi, durant la nuit, quand-l' élément perfide Gronde aux pieik des rochen qui bornent ce vallon , Ib s'endonneDt au brait de ce raisseau limpide, Errant sur le gazon.

> Et moi, ne puis-je aussi troarer on lieu propice, Oùlespeinesdacoeurs'endonnent à jamais?

A défaut du bonbeur, Vierge consolabice, Fais-moi trouver la paix !

' Penaets,Reinedetcieux,qn'&prësde longs orages. Je puisse enfin goûter quelques jours de repos, Beaux comme tes vallons, doux comme tes ombrages, Et pars comme tes eaux! •

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