DU SACRE
Et des nobles acteurs de cet aug;usle drame
Aucun n'est plus heureux que vous!
Nul d'un libre loisir ne peut goûter les cbannes : L'immobile soldat est captif sous les armes ; Son cbef, le fer en main, brillant d'or et d'acier, A l'ordre qu'il transmet doit plier le premier; Les speclateurs pressés dans cette vaste enceinte S'imposent le fardeau d'une longue contrainte ; Soumis au même joug, le pontife à l'autel, Cède aui liens dorés d'un deroir solennel.
Sous les réseaux du privilège, Voyez ces fiers prélats qu'enchaîne sur lenr siège L'honneur de consacrer les suprêmes sermena; De leur pieux office allongeant les momens.
Le blême ennui qui les assiège
Au milieu d'eux se glisse et siège ' Sous les mitres de diamans.
Ennui ! triste ennemi qu'aucun mortel n'évitei Je ne vois que des jeui où ta langueur habite; Du prêtre à l'assistant tout ressent ton pouvoir, Jusqu'au bras engourdi de ce jeune acolyte
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i44 l'Es OISEAUX
Qui laisse échapper l'encensoir.
Déjà les douze Patts, qu'en vain la blanche hermine
RevÉt d'un éclat féodal, Succombent à leur tour à ce charme fatal ; Leur front s'appesantit, leur épaule s'incline, Sous le bandeau de comte ou le mantean ducat. Des insif^nes rojaux doublant le fais suprême,
Et fidèle k la majesté, 11 effleure en passant le monarque lui-même
Esclave de sa dignité.
A son souffle flacé, le long des galeries.
Gomme ces fleurs d'un jour dans nos salons flétries,
Se décolore la Beauté :
L'éclat pompeux des pietreries,
Le poids des lourdes broderies
Enchaînent sa légèreté ;
Son inquiète orâiTeté
Accusant les heures tardives,
Sur les pas de la Liberté,
Voit s'enfuir les Grdces craintives.
La Liberté! bientôt vous pourrez l'espérer.
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