‹ PoésiesChapitre 41 sur 71 · SUR LA MORT · texte numérisé non relu

SUR LA MORT

Je ne le pouvais croire! Il est donc vrai, c'est elle, C'est elle qui noua fuit, c'eat elle que je perds ! , Cessez, fib d'Apollon, cette plainte fidèle, Et ces pieux concerts.

Non, non, cen'est pas vous, c'estm^iqu'elleanominée; La crédule amitié l'aveitglait dans son choix; C'est à mes faibles chants que de sa renommée Elle a lé^é le poids.

Hélas ! en exhalant ma promesse timide, Un sowire peut-être en asuivi l'essor.

Tant ce malheur si prompt, tant cette mort rapide Paraissait loin encorl

Pleurs, cessez dé couler; •□ solennel office Enchaîne ma douleur aux pompes du cercueil :

Sa tombe attend de moi le dernier sacrifice Et les hymnes du deuil.

Belle ame, que trop tAt lé sort nous a ravie, D'un culte universel n'as-tupas tressailli,

DE MADAME DOFRENOY. 171

Toi, qui de tona les maux, (iniita amvrs de la vie, Ne craignaû que l'ouhli?

Du volage public l'indiffèrent silence Te fit douter parfois de ton noble aTenir :

Maîa tu meurs, et ce jout aux fastes de la France Inscrit ton si

Comme on juge indolent, si la foule sommeille, Aux bruits des cbantsriTauz qui s'élèvent en chœurs, A la fin du combat sa juslÏBe s'éveille Pour nommer kts yâinqueun.

Son arrêt sur ton front a posé la coivonne.

Le poétique essaim de les succès épiis, Contemple avec respect l'éclat qui t'environne Et te cède le prix.

Qui pourrait y prétendre, «t d'une main avide Ravir à ton cercueil ces lauriers éclatws?

Qui s'osnait asseoit à cette place vide Où tu régnas long-temps?

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«72 SUR LA MOftT

Ah ! que ce rang suprAm* à jamais t'a|ip<irtieniie ! Quel Francis odUlcaf pour de nouTeauixccords, Celle qui réveilla la lyre lesbienne Inconnue à nos bords?

Chants d'amoiu', purs accens dignes dusiègle antique, Mélodieux soupirs, chcnLau sacré vallon, Contre le temps ingrat votre pouvoir magique Protégera son nom !

Mais que lui fiul la gl«(«, Autrefois son idole? Sans doute elle dédaigne es un séjour plus beau Ce bien, le seul pourtant, de ce monde frivole, Qui n»us suive au tgmbeant

Le seul, ah! qu'ai-je dit, l'amitié plus puistaote Sur les hdtes du. ciel couserve encor set droits ; £t peutrétre, parmi la foule gémissante Tu reconnais^ma voix.

£h bien, tu l'as voulu, j'ai rempli ma promesse. J'ai chanté ; dans mon sein étouffant mes soupirs,

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