‹ PoésiesChapitre 56 sur 71 · CHANT D'ÉRINNE · texte numérisé non relu

CHANT D'ÉRINNE

» ■ FRA^GMEIfT DU POÈME D'ÉRINNE.

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Ériime 1 fait peu de choses; ses vers soat peu Dombreni; tnaU oa J «eat la préicnce des Mme*. Ausii sa mémoire al immanelle, el la jiiiit obscure du temps ne la couTrira pas de ses ailes uoiaci , poidant que des myrlules taitiéres de poetra modernes, l«b qae uoiu, péjÙHnt iaos l'oubli. CaX ■

que le &iUe chant du cygne est plus doux que ie ni |

perçant des geais , qn'enqioTtait les vaits impétueux de

xnvrATia , de Kidon.

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Mes chantg> amis de l'ombre cli du mystère^ Voua rediront le sort de PértstèH.

Prêtez l'oreille, A Nymphes d'alentour, Et gardez-Tous de défier l'Amour*

Pour soulager ses passereaux fid^es, Le char d'azur de la reine des belles S'abat k l'ombre au sein des prés fleurig ; Libres de nœuds, les oiseaux de Cjpris, Aux AotS d'argent des ondes jaillissantes, Karratchissaient leurs ailes frémissantes.

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Vous, qu'il menace, 6 Nyipphes d'alentour, Gardez- vous bien de défier l'Amour.

Près de sa mime, étsndw ;nr la rive, Amour révsit et riait i la Caisi Faible jouet tiete malice oisive, L'émail 'des dhamps s'effeuillait sous ses doigts. ■ Pourquoi lîrrer d'inutiles offi-andes Aux 'rtnts jaloux, tandis qu'en leilrs pi^vis Gnide et F^bos réclament des guirlandes?

Vi«ns essay*, dit Vénusi son fils^ Qui<le-aoIu'dwn,nl^ieseinde(T;Jj>àle, ' Aura cueilli II nnisïaii la plus bdle, Entre cettf twuVe'et l'btstre où lesQktl Vers l'horizon pcHcbeaNi 'fraBtvçraaefl ; Quand] mmns ardent^ son rajon se prolonge, Et que dej b*is l'ombfc A lenrsiiîeds s'allonge.

Vousj qu'^ menace, i Nymphes d'alentour, Gardec-^ons bien de d;â&er l'Amotir.

11 part; TEurus dans sa ceune «ragenae,

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L'deeau qui fiiit de perGdei réseatu,

Le papillon, l'ab^e To^ageuie,

L'insecte aîl&qui brille sur 1* eaux,

SenleotinoiiaprciapU, moins agiles, moinsbes

Impatient, il vole aux flCuts nouvelles ;

Du battement de ses rapides ailes.

Le carquois d'oi'Hir son dos retmtït.

Dèji Vénus qn'vn scmrire avertît,

Voit SUT le sein de la TCrte prairie '

S'amonceler la reçoit» fleurie.

Vous, qu'il nesace, 6 JSyvtjphae d'aleittmu-, Gardez-vous bien de défier l'Amour.

Mais quel léminn de la lutte divine

Parnt alors i travers les rameaux,

Que blaDebimit la naissante «abéplne?

Ce front de Us paré de bruns Anneaux,

Ces grands yvax noire, dottttt flamme m«bile

De l'enCant-dieu suivait le ro1«|rile.

Et de ces traits la timide |;«tlë,

Tout revêtait qainse ans et k beauté.

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a38 PERISTERE.

Du Un Umu La neige éblouistante Environnait sa ^âce adoleBoenU.

Vons, qu'il menace, A Nymphes d'alentour, Gardez-vous bien de défier l'Amour.

Vénus la voit, et de son doi^ Fappelle ; C'est vainement et la jei^ne rebelle S'eufuit d'abord j puis un souris divin La rassura ; pois la belle craintive Hésite, puis se montre, accourt enfin, Coniîue encor, mais riante-et ii,aïve.

Vous, qu'il menace, A Nymphes d'alentour, Gardez-vous Lien de défier l'Amour.

Viens, dit alors la reine de Cythère j Nymphe, VénuS implore ton secours.

Ces^ots flatteufs.ont séduit Péiistère.

Jeune împmdejite, à qud péril tu cours !

Ses pieds vermeils ne touchent pas la terre ; Les fleurs des prés, des bois, des arbrisseauj[,

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Entre ses mains s'amassent en faisceaux ; Et des bosquets l'odorante ricbesse* Est rassemblée aux pieds de la déesse.

Vous, qu'il menace, 6 Njmphes d'^entovr, Gardez-vous bien de dé^er l'Amour. '

Hais l'ombre croit au pied de la colline, Le cbar du jour vers l'Occident s'incline ; Vénus alors montre k l'Amour surpris L'ample moisson autour d'eHe amassée ; n s'en irrite, et sa fierté blessée De ce combat cède à regret le prix.

Hais son vainqueur bientôt frappe sa vue; Près de Cjpris une nympbe ingénue Se tient cacbée, et, sous ses voiles blancs, Contre son cixur presse des brv tremblans ; L'enfaat ailé lui.promet un salaire.

Et de son arc la frappe avec colère.

Vous, qu'il menace, A Njmphes d'alentour, Gardez-vous bien de défier l'Amour.

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i4o PERISTGR^.

Courronz fatal, frûtB«)étftmtHpho«e!

Un froid soadain roiditseapi«dsderofle, ' Et de son corp> an duvet «rgenté Ensevelit la pudique beataté.

Sa voix s'éteint, lei yeni en vain «ipp&nt ; Ses blaati tissas en aQes ge replient ; Elle veut fuir; mJÉs, d'un vol impuissant, Sur le gaion fetombe en fëmissant.

Elle est colombe, et son plaintif langage SemUe redin aux éefeos du boca^ :

Vous, qu'il menace, A Nympbes d'alentotir.

Gardez-vous bien de défier 1' Ano«r.

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