CHANT
Pleurez, ïier^s, pleurei la fille de U lyre, Qui redemande en vain d'un noble et put délire
Le songe évanotii ; Celle, pour qui la honte à U^oire est unie.
Qui de teut son bonbeùr a paj6 90a génie,
Et n'en a poiftt joui ; Celte qu'atteint t'envie et sa langue mortelle : Mais ce n'est point Brinne, hélas ! oe n'est pas elle'
Chaste T)e*ge, naurelle amante,
L'hymen réclamait sea appas,
Et j'ai vu sa tite charmante
Flétrie aw «Miffie d^ Ve*p»s-
Brisant ta chaîne comm'eixée.
De toq sortfbcUeAuicée,
Si PlutiM se ivontre jaloux.
Du moins tab ombre adUMlée
Sentira sur le mausolée
Tondier les [^mia à'm» jeune époux.
Celle qu'il fitut pleurer^ anfarefois sans rif ale^ A cherché le bonheur à la clarté latale
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DE SAPHO. a45
De l'amAureuc Ûiusbeau.
Elle aima sans nuitiire, et ne fui |>aint tùmée, Du ccurrouyâe Vénus, lenteiueut conaumée,
Elle marcbe AU tombeau, - Où ne la suivra point une larrae tidèle.
Non, ce n'est point Érinne, hélasl ce n'est pas elle.
Elle a passé comme l'aurore Qui fuit au sommet des cdteaux, Comme Iwoix triste et sonore Su cygne entraîné par les eaux, Comme la fleur de Cythérée, Quand les heuVes de la soirée Décourftnnent son front vermeil, Ou comme la aaurce ar^ntée, Dont l'eau faiblement a^tée, S'épuise aux rayons du soleil.
Celle qu'il faut pleurer, celle-là souffre encore; Mais elle attend s«n heure, et peut-être l'implore.
Elle a vu dans la nuit, Sur son lit qu'entouraient de sinistres présages,
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a4S CHANT DE S&PHO.
Lès Muses tristement pencher Irarstieaax visages;
Et quand le jour s'enfuit, Il sort des flots glacés une voii qui l'appcUe. Non, ce n'est point Ëriane, béUs! ce n'est p&s ell«.
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St jJrinlfijipB^