DES STANCES DE CLÉMENCE ISAURE
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Bêla Sako, joëniat de l'aonaja, Tornar faxetz lo dolse joc d'amors, Et per «ndrar fitteles trobadors Avetz de flors la testa coronnada.
De la Vergés kuniils regina des angeU, , Dben, cantan la pîetatunorosa, Quan dab sospirs amars engoisso dolorosa Vie morir en la crots lo f;raa Prince dels ceU.
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Viens, cbarmaDte aaùoD, jeunesse de l'année, Viens animer encor le luth des Troubadours; Des fleurs que tu fais nalIVe accours eUTironnée, Elles serontle-prii de nos chansons d'amours.
Voici venir le jour où la Reine des anges, Seule, aux piedsde la croix, répandit tant de pleurs ; Qu'elle entende au jou rdlmi l'hymnedenoslouanges Redire aui saints auteb ses sublimes douleurs.
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a5o LE PRINTEMPS.
Ciutat de mos anjols, o tan genta Tbolosa Als fis aymans ufiris senhal d'onor ; Sios à jamas digna de son Uasor, Nobla coma to^om, et totjom poderosa !
Soea à tort Fergullios.«n el penia Qu'ondrad sera tostems del aymadors ; Mes jo saj bea que lo- jCËn trobadors Oblidaran la fama de Clamensa.
Tal en los cams la rosa primavera Ftoris gentils quan torna lo gaj temps, Mèa del vent de la nueg brancejado tabems Horic, et per totjom s'etfaua de la terra.
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LE PRINTEMPS. aS.
Cité de mes aïeux, Toulouse tant cht^rie, Sois à jamais l'orgueil, l'amour de tes enfans ; Qu'ils trouvent dans les mura de leur belle patrie Le sujet et le prix de leurs nobles accens!
Trouvères, caressez la flatteuse espérance De laisser après vous un renom Immortel :
Le mien s'éteindra vite ; et le nom de Clémence Ne sera point connu du jeune Ménestrel.
La rose du matin le soir jonche la terre ;' Avec indifférence on la voit se flétrir ; Et le vent de la nuit, de son aile légère, Disperse dans les &irs son dernier souvenir.
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renfaitt CANARIS.
......Cocgic
O moo DÛcau dépajié, oiseau. chéri! la tore étrmeérc
jouit àe tià, et moi j'ii la douleur d« ion abioice.
Chmtl grec, trad. d« Fauritl.
.... Touieun la Frmee aima la Grke.
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Jbunb oiseau voyageur, fili du vautour dci mers Qui d'une aiU pnJtMnte, au milieu de* onges,
Abalajé le* flots amera,
Que vieni-tu cbercker tur uos pUgei?...
N*avaU-tu pas inr tes rivages
L'éclat d'un soleil étemel,
De fratcfaet eaui, de beaux ombraj^eg,
Et l'abri du nid paternel?...
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a56 L'ENFANT
Mais hélas ! soui l'azur d'un ciel toujours tnui quille, Tu n'as foulé qu'un sol iDuioura ensanglanté De l'eGFort douloureux et peut-être inutile Que fait pour s'affranchir l'antique Liherté! Et tu viens sur nos bords, enfuit de l'Hellénîe, De tes doctes aïeux réclamer le génie 1 Quoi! du legs qu'ils ont fait à )a postérité Leur berceau poétique est seul déshérité?
L'Esclavage «t le Temps ont banni de l'Attique L'bjmne de Sunium, tes leçons du Portique; Mais aux trésors puisés dans ses divins écrits, Est-ce à toi de prétendre, d fils de Canaris! Quelles levons vaudraient l'exemple de tnn père? Et de quels tendres soins la dvuceur étrangère Peut-elle s'égaler aux baisers maternels 1 . . . Servir la Liberté, ton Paj^s, te^ Autels, Vivre pour les chérir, mourir pour les défendre, C'est là, surtout, c'est là ce qu'il te faut«pprendfe, Et pour j parvenir il n'était pas besoin, Jeune enfant d'un héros, de t' envoyer si loin ! Si la noble patrie, à tes mains intrépides.
Doit confier un jour ses brûlots enflammés,
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DE CANARIS. aS?
Que ne te UÏMait-on, pour muttres et pour guides, Ses hardis matelots et ses filepbtes armés !
C'étaitassezpourtoi.LeqrscluDta, dans ta mémoire, .De tes concitojens auraient gravé la gloire; Et l'hymne des succès, du deuil ou des combats, T'eût nommé Pharmakis, Christos, BoukoTalUs, Moscho, qui tour à to^r mère, épouse, héroïne, Son enfant au brai gauche, au droit sa carabine.
Des balles dans son tablier^ Savait agir, combattre et mourir en guerrier. Le .sort n'accorda point k ces noms de la veille De ceux des anciens jours la sonore douceur, Qu'importe?. . . Il est toujours assez doux à l'oreille
Le nom qui fvt battre le cœur !
De quoi te serviront nos études frivoles,
Cet^nutile amas de stériles paroles?
De quoi te serviront cea sciences, ces arts,
Dont la clarté féconde enrichit nos remparts.
Si parmi nous, enfant, de ton ame innocente
Une haleine glacée éteint l'ardeut naissante?
Et si ton père dn jour cherche en vain dans ton cœur
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aM L'BWFANT
Ce généreux Mcret <]jii leul le rend, vwnqutur? Ah ! craint de respirer cet air qui nous oppretse ; FuiB vers ton sol natal 1>.> à malheureuse Grècel Tu souffres, mais lu vis du moins. Ici tout dort De ce sommeil pesant précurseur de la moti.
On dirait que la France en sa morne apathie Avec la jeune ardeur n'a pl«s de ajrmpethie : Elle applaudit de loin aux droits que tu défends, Comme une antique «îenle. aux. jeux de ses eafans ; Impassible témoio de ta bràlante audace.
Des nobles pxssions elle a perdu la trace; Elle en parle aujourd'hui, mait elle n'y croit pluj. La Foi, La Liberté, ces mères des vertus, Qui respirent encore au seio de tes murailles, Chez elle ne sont plus que des mots écUtuis, Des étendards levés au milieu des batailles
Pour rallier les combattaiu-.
Hais pariai ces soldats, ennemis sans colère, Engagés au hasard dans les deux camps rivitui, Mille croisent le fer pourg^agner leur salaire, Bien peu mourraient pour leurs drapeaux.
Ceux-là même déjA par ,degré s'affaiblissent;
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