‹ PoésiesChapitre 61 sur 71 · DE CANARIS · texte numérisé non relu

DE CANARIS

Devenir le jouet d'un engoûmcnt futile, Ni l'habit étranger de leur noble pupille, Et M grâce touchante eu sa naïveté, Amuser des salons la vaiae oisiveté!

Ab ! qu'il ne quitte point lesamis de son âge ! Leur cflcur D*aqu'aDélBD,leurboticbequ'ui>langage; Et jamais leurs discoure d'un voile d'intérêt Ne cbercbrat à convrir quelque desseia secret! Enfant, reste près d'eux. Leur riante jeunesse Egatra de tes traits la précoce tristesse.

Autour de toi pressé, que ce peuple enfantin Essaie en se jouant ton langage lointaia ; Ou que des premiers faits inscrits dans ta mémoire Attentif et tremblant il écoute l'Iibtoire, Ht s'étonne à ces maux, de son âge ignorés.

Dis-lui les Grecs trahis, tes proches massacrés, Le Pacha dans tes murs, Psara livrée aux flammes, Les prêtres, les vieillards, les enfans et les femmes Jonchant le sol fumant de leurs sanglans débris, Sous le fer des vainqueurs ; et devant Canaris Leurs navires chargés d'une livide proie Fuyant sur Cette mer où s'engloutit leur joie!...

%6i L'ENFAMT DE CANARIS.

Sur CM mobiles fronts, dans ces regards pensifs Se peindra le reflet de tes récits aaîtt.

Puisse dès ce moment leur jeune intelUgeoce Ëponser ta querelle, adopter ta veng^eance, Avec elle grandir, et couronner demain Cette oeuvre qu'aajouràliui nous implorons en vai Espère, jeune Hellène ! i ton pajs unie Tu verraa quelque jour la France rajeunie Se lever tout entière à ta voii, et nos fils Suivre au-delà dea men le fib de Canaris.

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LE ROSSIGNOL

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Il se méfie du Toisinsge de l'homme, el cepeadvit il sf place tonjoun A la nie de ■oji bibiutioa el à I* portée de MD onïe. Il chante alors un drame incanau cpii a son eiordc, ■CD eiposilion, ses récits, aes évéïEmens enlicnièléi, lanUl. des sont de la joie h plus éclatante, tautAt de ressouTnins amers et lamentables qu'il exprime par de longs Mupin.

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Sur l'azur plus pâle des cieux Le crépuscule étend son voile, Des bergers la bleufltre étoile Pare son front silencieux.

Des oiseaux le peuple sonore Suspend ses concerts éclatans; Seul, un Rossign«l cbaute encore, De ceux qu't)n précoce printemps

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; LE ROSSIGNOL

Pour nos pUîsirs a fait éclore.

Premier né des premiers amours, Jeune enfant d'un soleil propice, Qui donc j^ida ta voix novice Dans ses mélodieux détours?

Que dis-je? as-tn besoin d'un naître?

Non, non, il t'a suffi de naître.

Semblable aux élus du Seigneur, Pour chanter tu vins sur la terre, Sans que ton bjmne solitaire .

Ait d'autre but que ton bonbeur.

D'autre témoin que le mjstère.

Mais non ^jaloux d'être écouté Tu t'approches de nos demeures, £t ta timide vanité S'assura dans l'obsenrité, Campagne nocturne des heuires.

Là, si nul bruit n'émeut les airs, Le chantre de la nuit paisible Trahit sa présence invisible Par de mystérieux concerts.' Qu'alors une ienne indiscrète,

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LE ROSSIGNOL

Cikerthant l'harmonieux chanteur, Ébranle autour de M retraite L'abri d'un rameau protecteur, Soudain effiirouché, timide, Déployant son aile rapide, Il fuit ; et le suivant des jeux La vierge à sa place arrêtée, Muette, eonfuae, attristée.

Pleure long-temps de ses adieux!.!.

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6»iu0 in Ipawr.

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D^à iU le lèreDl, iéjk ik >e ruûmenti je reioii

i amù éleiats; ili mat tasewbléa.daaa Lcn, comme

réUienl duu un autre uoips.,., O mu ama,

que vous itcs chsngéi!....

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Vebts gazons où fleurit la hlanche marguerito, Ombrage qu'au priotemps la violette habite,

Vallons, bocage, humble «entier, Dont la mousse reçoit cette pluie argentine, Qui tombe an gré des vents, du front de l'aubépine

On des rameaux de l'églantier;

Prés, dont mes jeunes pas foulaient l'herbe penchée, Bosquets d'arbustes verts, où la source cacbée

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