TROISIÈME PARTIE
Compagne, il faut partir et tenter notre course. Vois ; les astres au ciel s'inclinent. Ceins tes reins. Gagnons ma nef solide où veillent les marins, Pour que le vieux Glaucos regarde sous les rames Fuir au vent matinal la meilleure des femmes. Viens; la divine nuit s'achève : hâtons-nous.
Daphné, pâle, se lève et chancelle.
Ma Daphné, ton beau corps fléchit sur tes genoux. O Dieux I quelle Lamie a de ses mains secrètes Sur tes tempes semé deux pâles violettes? Une mortelle odeur s'exhale de ces murs. Sortons, et viens goûter l'air et les soufiles purs.
SCÈ'ME VIII