PRÉFACE
fiques m valent que par les méthodes qui y conduisent et que ces méthodes sont inaccessibles au commun des hommes. C'est une pensée peu scientifique que de croire que la science puisse un jour remplacer la religion. Tant que l'homme sucera le lait de la femme, il sera consacré dans le temple et initié à quelque divin mystère. Il rêvera. Et qu'importe que le rêve mente, s'il est beau ? N'est-ce pas le destin des hommes d'être plongés dans une illusion perpétuelle? Et cette illusion n'est-elle pas la condition même de la vie ?
Jrl E L L A s , 6 jeune fille, ô joueuse de lyre ! Toi dont la bouche aimait les baisers et le miel. Ingénieuse enfant qui mêlais ton sourire Aux sourires légers de la mer et du ciel.
Tous tes jours s'écoulaient en des heures égales, Etf quand la grande Nuit argcntait les chemins. Tu méditais, heureuse, au bruit clair des cigales. Les heures, les saisons et les travaux humains.
O fille de la mer, assise aux plages blondes 1 Ton sein a contenu la belle volupté.
Et la sainte harmonie a de ses grandes ondes Empli ton chant d'amour abondamment jeté.
Moi, cet enfant latin qui te trouva si belle Et qui nourrit ses yeux de tes contours divins. J'ai, pour te peindre encore en un tableau fidèle, Accompli des labeurs qui ne seront pas vains.
D'autres ont exprimé ton enfance tranquille. Lorsque de la fontaine où respiraient tes Dieux Tu revenais, portant au front l'urne d'argile. Tant de paix convient mal à mon cœur anxieux.
Moi, fat mis sur ton sein de pâles violettes. Et je t'ai peinte, Hellas, alors qu'un Dieu jaloux. Arrachant de ton front les saintes bandelettes. Sur le parvis rompu brisa tes blancs genoux.
Dans le monde assombri s'effaça ton sourire; La grâce et la beauté périrent avec toi; Nul au rocher désert ne recueillit ta lyre. Et la terre roula dans un obscur effroi.
Et je t'ai célébrée, 6 fille des Charités !
Belle et pleine d'amour en tes derniers moments.
Pour que ceux qui liront ces paroles écrites
En aiment mieux la vie et soient doux aux amants.
TEXSO'KK^GES
UN PÊCHEUR
HIPPIAS
DAPHNÉ
KALLISTA
L'ESCLAVE PHRYGIA.
THÉOGNIS
HERMAS