‹ PoésiesChapitre 62 sur 113 · PREMIERE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIERE PARTIE

Pourtant j'aurais porté dans la chambre choisie Les parfums d'un amour plus doux que l'ambroisie. Ton épouse étrangère, Hippias, crois-tu bien Qu'elle ait un cœur plus sûr et meilleur que le mien ? Silence de la nuiti nuit froide et solitaire! Non, je n'attends plus rien de l'homme et de la terre.

Elle détache de son doigt Vauiieau d'or.

O fontaine! où l'on dit que dans les anciens jours Les Nymphes ont goûté d'ineffables amours, Fonuine à mon enfance auguste et familière I Reçois de la chrétienne une offrande dernière. O source! qu'à jamais ton sein fidèle et froid Conserve cet anneau détaché de mon doigt, L'anneau que je reçus dans une autre espérance.

Elle jette son anneau dans la source.

Réjouis-toi, Dieu triste à qui plaît la souffrance !

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