‹ PoésiesChapitre 65 sur 113 · THEOGNIS, KALLISTA · texte numérisé non relu

THEOGNIS, KALLISTA

KALLISTA

Evêque Théognis, la paix soit avec toi. Combien cette maison, confirmée en la foi, Après un an entier qu'allongea ton absence. Accueille ton retour avec réjouissance 1

l6o LES NOCES CORINTHIEN N'ES

O Pasteur! que mes mains embrassent tes genoux. Les infidèles mers t'ont séparé de nous?

Un vaisseau tyrien aux agiles antennes M'a conduit sans erreur à des rives lointaines. J'ai vu (mes yeux en sont tout éblouis encor) La ville égyptienne, Alexandréia d'or, Ses habitants nombreux, ses palais, ses images; J'ai vu tous les écrits des gentils et des Mages Tels qu'un peuple de morts dans le cèdre étendu ; Et (gloire au Dieu vivant!) j'ai six fois entendu La parole des saints vaincre sous les portiques Le murmure confus des mensonges antiques. Mais revoir ses brebis semble doux au pasteur. Donc, le mal qui rongeait ton foie avec lenteur, O femme, en un moment est sorti de ta côte? Dieu nous donne à son gré les maux, et nous les ôte. Or, tu crois lui devoir payer ta guérison Par l'offre de ta fille, espoir de ta maison. C'est ce que m'ont appris tes lettres bienvenues.

KALLISTA

Elles ne devaient pas te rester inconnues,

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