‹ PoésiesChapitre 89 sur 113 · DAPHNE, KALLISTA · texte numérisé non relu

DAPHNE, KALLISTA

KALLISTA

Je laverai la dalle Que toucha de son pied cet homme de scandale. Je sais, ô mon enfant! que Dieu te protégea Quand sous le souffle impur tu chancelais déjà. Contre le Tentateur le jeûne est ta cuirasse, Et le nom de Jésus est l'épieu qui terrasse. Or, pour dompter la chair prompte aux rébellions, Tenons-nous prosternés, gémissons et prions. Attendons qu'en nos corps humiliés de cendre Les grâces et le sang du Christ veuillent descendre. Ma fille, encore un jour, et l'Arche du salut. Ouverte heureusement par le Dieu qui t'élut. Abritera ton âme et ta robe de vierge Contre le siècle impur que le péché submerge. Je vois, j'entends. Le Fils de l'homme est revenu; Les tombes des enfants d'Adam l'ont reconnu

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