‹ PoésiesChapitre 95 sur 113 · SCÈ'K.E IV LA SAGA, DAPIINÉ, LA NOURRICE · texte numérisé non relu

SCÈ'K.E IV LA SAGA, DAPIINÉ, LA NOURRICE

Prends cette clef, nourrice.

LA NOURRICE

Il en est temps encor.

O ma petite fille, ô chère fleur, écoute : Nous suivons toutes deux une mauvaise route.

D A p H N É , à la saga .

Femme, je viens chercher ce que tu m'as promis.

LA SAGA

La vieille femme est prompte à servir ses amis.

Prends, donne, et laisse-moi.

LA SAGA, donne une fiole et reçoit une pièce d'or.

La pièce pèse et brille.

Ta blonde chevelure est belle, ô jeune fille I Si quelque adolescent fait mal ce que tu veux, Apporte-moi, très chère, un seul de ses cheveux : Et tu verras cet homme, attiré par mes charmes. Couvrir ton seuil de fleurs, de baisers et de larmes.

LA NOURRICE

Daphné, que te disait cette vieille sans dents? Ces femmes peuvent nuire aux enfants imprudents.

Nourrice, ouvre la porte. Oh 1 que ta main est lente 1 Hâte-toi d'allumer la lampe vigilante.

Sois muette, obéis.

LA NOURRICE

Il n'est ni bon ni beau.

Chère fille, d'entrer la nuit dans un tombeau. S'il pense bien, l'esclave aurait tort de se taire.

DAPHNÉ

Pose les coupes d'or, les mets et le cratère

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