‹ PoésiesChapitre 12 sur 341 · V. 27.'). Mallierhe, p. (il : Lui que · texte numérisé non relu

V. 27.'). Mallierhe, p. (il : Lui que

'J'on tilixo/u pniiioir a fait son lieutenant.

A LOUIS DAVID lxxxi

Trop de désirs naissent de trop de force.

Qui peut tout pourra trop vouloir.

Il pourra négliger, sur du commun suffrage,

Et l'équitable humanité, 280

Et la décence au doux langage.

L'obstacle nous fait grands. Par l'obstacle excité, L'homme, heureux à poursuivre une pénible gloire, Va se perdre à l'écueil de la prospérité.

Vaincu par sa propre victoire. 285

Mais au peuple surtout sauvez l'abus amer

De sa subite indépendance.

Contenez dans son lit cette orageuse mer. Par A^ous seuls dépouillé de ses liens de fer,

Dirigez sa bouillante enfance. 290

Vers les lois, le devoir, et l'ordre, et l'équité, Guidez, hélas! sa jeune liberté.

V. 285. Les pensées qu'il développe dans ces stroplies peuvent se résumer par res beaux vers de Pindare, Pytii. IV, 484 :

'Paôtov [xèv yàp uôXiv ff£tlat xal àtpaupoTépotç • àXX' èTri yûipa; auOi; sacai oucTiaXèç ôy) yivexai, elaTttva; el [jLV) 6eoç àyeiJLÔvîCTc-i y.uêspvaxrjp YÉvrjTai.

Ce sont du reste les mêmes sur lesquelles il s'étend dans VÂvh aux Français.

V. 280. ^vis aux Français, p. 9 : « Avons nous pensé que l'on acquérait la li- « berté sans obstacles.^ Je vois dans toutes les bistoires des peuples libres leur li!)erlé « naissante attaquée de mille manières. »

V. 288- Cette comparaison de la multitude an\ flots de la mer est familière aux poêles, comme l'a remarqué Dion Cbrysostome, Or. 32, rapportant ces vers d'un poète anonyme :

A-?i[i,oç àffxaTov xaxèv, xat 6a).à(7ffYi Tavô' ô[j.o(ov Û7t' àvéjxoy ptTtîC^'^a') x. x. )..

Cf. Stanley, JEschyli Commentarius, ad Sept. Theh. C4, IIG.

Lxxxii LE JEU DE PAUME

Gardez que nul remords n'en attriste la fête.

Repoussant d'antiques affronts, Qu'il brise pour jamais, dans sa noble conquête, Le joug honteux qui pesait sur sa tête

Sans le poser sur d'autres fronts.

Ah ! ne le laissez pas, dans la sanglante rage

D'un ressentiment inhumain,

Souiller sa cause et votre ouvrage. 300

Ah! ne le laissez pas sans conseil et sans frein, Armant, pour soutenir ses droits si légitimes, La torche incendiaire et le fer assassin,

Venger la raison par des crimes.

Peuple! ne croyons pas que tout nous soit permis. 305

Craignez vos courtisans avides, O peuple souverain ! A votre oreille admis. Cent orateurs bourreaux se nomment vos amis.

Ils soufflent des feux homicides.

Aux pieds de notre orgueil prostituant les droits, 3iO

Nos passions par eux deviennent lois.

La pensée est livrée à leurs lâches tortures.

Partout cherchant des trahisons, A nos soupçons jaloux, aux haines, aux parjures,

Ils vont forgeant d'exécrables pâtures. 3 15

Leurs feuilles noires de poisons Sont autant de gibets affamés de carnage.

Ils attisent de rang en rang

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