V. 224. Homère, Iliade, XIX, 35G
Toi ô' àixâveuÔE vewv èj^éovto 6oâwv.
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Gallimaque, Hymne à Délos, v. 175, en parlant de la foule des barbares: « viçâ- ÔEffffiv èotxÔTi;. » Et, par une image semblable, Virgile, Enéide, V, 317 : « Elfusi niinbo siiniles. »
A LOUIS DAVID lxxix
Cérès même et sa faux s'arment pour les combats. Sur tous ses fils jurants d'affronter le trépas
Appuyée au loin, la patrie Brave les rois jaloux, le transfuge imposteur,
Des paladins le fer gladiateur, 235
Des Zoïles verbeux l'hypocrite délire.
Salut, peuple français ! ma maiii Tresse pour toi les fleurs que fait naître la lyre. Reprends tes droits, rentre dans ton empire.
Par toi sous le niveau divin 240
La fière Égalité range tout devant elle.
Ton choix, de splendeur revêtu,
Fait les grands. La race mortelle Par toi lève son front si longtemps abattu. Devant les nations, souverains légitimes, 245
Ces fronts dits souverains s'abaissent. La vertu
Des honneurs aplanit les cimes.
O peuple deux fois né ! peuple vieux et nouveau !
Tronc rajeuni par les années !
Phénix sorti vivant des cendres du tombeau ! 250
El vous aussi, salut, vous, porteurs du flambeau
Qui nous montra nos destinées !
Paris vous tend les bras, enfants de notre choix !
Pères d'un peuple, architectes des lois !
V. 254. « Architecte des lois. » Ces\.\e.condîtor des Latins, qui disaient également condere leges et condere mœnia. C'est le téxtwv des Grecs. Le Scholiaste d'Aristophane, Eq. 523, nous a conservé ce vers du poète comique Cratinus : xÉxTove; eCiïtaX(X(ji,<i)v ûjivwv.
Lxxx LE JEU DE PAUME
Vous qui savez fonder, d'une main ferme et sûre, 255
Pour l'homme un code solennel, Sur tous ses premiers droits, sa charte antique et pure , Ses droits sacrés, nés avec la nature,
Contemporains de l'Éternel.
Vous avez tout dompté; nul joug ne vous arrête; 260
Tout obstacle est mort sous vos coups ;
Vous voilà montés sur le faîte.
Soyez prompts à fléchir sous vos devoirs jaloux. Bienfaiteurs, il vous reste un grand compte à nous rendre ; Il vous reste à borner et les autres et vous ; 260
Il vous reste à savoir descendre.
Vos cœurs sont citoyens ; je le veux. Toutefois Vous pouvez tout : vous êtes hommes.
Hommes ! d'un homme libre écoutez donc la voix.
TNe craignez plus que vous. Magistrats, peuples, rois, 270 Citoyens, tous tant que nous sommes,
Tout mortel dans son cœur cache, même à ses yeux, L'ambition, serpent insidieux,
Arbre impur que déguise une brillante écorce.
L'empire, l'absolu pouvoir 275
Ont, pour la vertu même, une mielleuse amorce.