‹ PoésiesChapitre 121 sur 341 · XIV. Manilius, Astr. V · texte numérisé non relu

XIV. Manilius, Astr. V

Supplicia ipsa décent. Nivea cervice retliuis Molliter ipsa, suae custos est ipsa figurœ. Defluxere sipus humeris, fiigitque lacertos Vestls, et effusi scapulis luscre capilli. ïc circum Alcyones pennis planxere volanlis ,

r) C'est probablement l'édition dont se servait André; voy. OF.mres c» prose , leltre V, p. ïuï.

nuques; ce supplice d'où la grâce et la pudeur n'ont pas disparu, ce clianiiant visage couCiis, allant chercher une blanche épaule qui le dérobe. André remarque que « c'est en racontant l'histoire d'Andi'omède à la troisième personne que le poëte lui adresse brusquement ces vers : Te circum^ etc., sans la nommer en aucune façon. C'est tout cela (ajoute t-il) qu'il faut imiter. Le traducteur met les alcyons volants autour de vous, infortunée princesse. Cela ôte de la grâce.

XV. - Il disait encore dans ce même exquis sentiment de la diction poétique : « La huitième épigramme de Tliéocrite est belle (Epitaphe de Cléonice) ; elle finit ainsi : Malheureux Cléonice , sous le propre coucher des Pléiades, ciim Pleiadibus, occidisti. Il faut traduire et rendre l'opposition de paroles... la mer t'a reçu avec elles (les Pléiades). »

XVi. — ' La jeune tille qu'on appelait In Belle de Scio... son amant mourut,., elle devint folle... elle courait les montagnes (la peindre d'une manière antique). — (J'en pourrai, un jour,

Flpveruiitqiie tuos miserando carminé casus,

Et tibi rontextas umbraiu fccere per alas; l'tc. Le traducteur ([u'André reprend, c'est Pingre, dont le Manillus \)m\\\ en 1780. I.a réflexion d'André est précieuse, en y regardant bien; car la criti(|ne , par delà le dix-huitième siècle, atteint un peu le dix-septième.

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