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ÉPILOGUE

Kt partout sur leurs bords a coupé des roseaux.

Puisse-t-clle en avoir pris sur les mêmes tiges

Que ces clianteurs divins, dont les doctes prestiges

Ont aux fleuves charmés fait oublier leur cours, 25

Aux troupeaux l'herbe tendre, au pasteur ses amours !

De ces roseaux liés par des nœuds de fougère

Elle osait composer sa flûte bocagère.

Et voulait, sous ses doigts exhalant de doux sons,

Chanter Pomone et Pan, les ruisseaux, les moissons, 30

Les vierges aux doux yeux, et les grottes muettes.

Et de l'âge d'amour les ardeurs inquiètes.

Y. 25. Virgile, Égi. VIII, i :

Pastorum Musain Uamoiiis et Alphesibœi ,

Immemor lierbariim quos est mirata juverica

Certantes, quorum stupcfactse carminé lynces ^

Et mutata suos rcquierunt flumina cursus.

Ce passage de Virgile est lui-même imité d'un chœur d'Euripide, Âlce.sie, 579 : Sùv S' £7rot[j.a£vovïo ^apa (xeXéwv pa)viaî xt \\i^xzç, êêa 8e ).i7ioù(j' "OSpuoç vaTiav Xsôvxwv à ôacpoivèç î'Xa.

Cf. Calpuruius, Egl. II, 18. — J.-B. Rousseau, Egl. Jicroique, imitant aussi Virgile :

Le zéphyr oublia d'agiter les feuillages,

Et les troupeaux , épris de leurs concerts touchants,

Négligeant la pâture, écoutèrent leurs chants.

V. 28. Segrais , Àthis, II, appelle le peuple des campagnes : <i Ce peuple ùoca-

gp.r. » Marot, traduisant la I"' Egl. de Virgile, a dit : « La fluste rurale. »

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