‹ PoésiesChapitre 139 sur 341 · V. 84. Malherbe, p. 56, a dit · texte numérisé non relu

V. 84. Malherbe, p. 56, a dit

Égarer à l'écart nos pas et »oi discours. V. — Y. 1 et suiv. Imité de Properce , III , i , 1 : Callimachi mancs, et Coi sacra Philctse ,

In vestrum , quseso, me siiiitc iic neiiuis. Piimus ego ingredior puro de fonte saccrdos

Italia par Graios orgia ferre choros.

Dicite, quo pariter carmen tenuastis in antro,

Quove pede ingrcssi , quamve bibistis aqu mi. Ali I valeat, Phrebum quicumque moratur in armis I

Exactus tcnui pumice versus eat, Quo me Fama levât terra sublirais, et a me

Nota coronatis Musa triuinphat cquis; Et mecum in curru parvi veclantur amores ,

Scriptorumque ineas turba sequuta rotas.

Quid frustra missis in me certatis habcnis?

Non datur ad Musas currere lala via.

H CaUimaijue, » né à Cyrène, en Libye, contemporain de Ptolémée Philadelpbe ; les

J'ose, nouveau poiitite, aux antres du Permesse,

Mêler des chants français dans les chœurs de la Grèce.

Dites en quel vallon vos écrits médités 5

Soumirent à vos vœux les plus rares beautés.

Qu'aisément à ce prix un jeune cœur s'embrase !

Je n'ai point pour la gloire inquiété Pégase.

L'obscurité tranquille est plus chère à mes yeux

Que de ses favoris l'éclat laborieux. lo

Peut-être, n'écoutant qu'une jeune manie,

J'eusse aux rayons d'Homère allumé mon génie,

Et, d'un essor nouveau jusqu'à lui m'élevaht,

Volé de bouche en bouche heureux et triomphant ;

Mais la tendre Élégie et sa grâce touchante 15

M'ont séduit : l'Élégie à la voix gémissante.

poètes latins ont l'ail ilc lui le plus grand éloge; ils ont, au surplus, largement puisé dans ses œuvres. Versé dans toutes les sciences de son temps, il avait composé un nombre considérable d'ouvrages de toute sorte (voy. Ernesti, Call. p. 41G); presque tout a péri. >iPhilétas,» précepteur de Ptoléniée Philadelphe ; Properce, III, ni, 52, et IV, VI, 3, en parle avec admiration; cf. Tbéocrilc, VII, 40. — Atbénée , XII, XIII, p. 552, B, nous dit quelques mots sur sa personne, et IX, xiv, p. 401, E, nous donne son épitaphe. Cf. Ilésycbius de Mil(;t.

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