‹ PoésiesChapitre 163 sur 341 · LIVRE I — MÉDITATIONS — VOYAG lis · texte numérisé non relu

LIVRE I — MÉDITATIONS — VOYAG lis

.l'aurais su, finissant comme j'avais vécu, Sur les bords africains, défait et non vaincu, Fils de la Liberté, parmi ses funérailles. D'un poignard vertueux déchirer mes entrailles ! 25

Et des pontifes saints les bancs religieux Verraient même aujourd'hui vingt sophistes pieux Prouver en longs discours appuyés de maximes Que toutes mes vertus furent de nobles crimes; Que ma mort fut d'un lâche, et que le bras divin 30

M'a gardé des tourments qui n'auront point de fm.

Mais, mes deux amis, mes compagnons, je ne veux point souhaiter un monde meilleur où vous ne seriez pas ! Pliit au ciel que nous y eussions été ensemble. Nous aurions formé un triumvirat plus vertueux que celui. . . Mais vivons comme ces grands hommes. Que la fortune en agisse avec nous comme il lui plaira : nous sommes trois contre elle (1).

O délices d'amour! et toi, molle paresse, Vous aurez donc usé mon oisive jeunesse !

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