‹ PoésiesChapitre 180 sur 341 · V. 4.3. Publius Syrus · texte numérisé non relu

V. 4.3. Publius Syrus

Annosus .stullus non diu vi\it, diu fuit.

Sénèqtie, (L Brev. vit. VIII : <c Non est itaque, quod quemquam propter canos aiit

rugas putes diu vixisse ; nouille diu vi.xit , sed diu fuit. » — La Fontaine, Fah. XII,

XX, parlant des Stoïciens, comme Aidu-Gelle :

Ils font cesser de vivre avant que Ton soit mort.

Crie et demande au ciel de changer leur fortune. Ils changent ; et bientôt, versant de nouveaux pleurs, Ils trouvent qu'ils n'ont fait que changer de malheurs.

Souvent le malheureux sourit parmi ses pleurs. Et voit quelque plaisir naître au sein des douleurs.

Ainsi l'Allobroge recèle

Sur ses monts, de l'hiver la patrie éternelle,

Et les fleurs du printemps et les biens de l'été. 5

Sur d'arides sommets le voyageur porté

S'étonne. Auprès des rocs d'âge en âge entassée

En flots âpres et durs brille une mer glacée.

A peine sur le dos de ces sentiers luisants

Un bois armé de fer soutient ses pas glissants. lo

11 entend retentir la voix du précipice.

Il se tourne, et partout un amas se hérisse

De sommets ou brûlés ou de glace épaissis,

Fils du vaste mont Blanc, sur leurs tètes assis.

Et qui s'élève autant au-dessus de leurs cimes 15

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