‹ PoésiesChapitre 184 sur 341 · I. — Otte élégie esl imitée de Properce, III, v · texte numérisé non relu

I. — Otte élégie esl imitée de Properce, III, v

Me juvet in prima coluisse Helicon;i juvfiit.i,

Musarumque choris implicuisse manus; Me juvet et multo mentem vincire Lyseo,

Et caput in verna semper habere rosa.

Atque ubi ]:im Venerem gravis interceperit aetas,

Sparseritet nigras alba senecta comas, Tum mihi natur» libeat pcrdiscere mores :

Quis deus hanc mundi temperet arte domutn ; etc.

V. 5. « Hâtons-nous, l'heure fuit. » C'est toujours le fugit irreparabile tenipus de Virgile. La pensée qu'André développe est commune à tous les poètes ; il y reviendra encore à la fin de cette même élégie. Mais ici il semble se souvenir d'Hor..ce.

Od. Il, XI :

Fugit rétro

Leiis juventas, tt décor, arida Pellente lascivos araores Canitie, facilenique soranuin.

Non semper idem floribiis est honos

Vernis

Cf. Tibulle, I, i, 09; Racan, iV, m.

Vénus, qui pour les dieux fit le bonheur durable,

A nos cheveux blanchis refusera des fleurs.

Et le printemps pour nous n'aura plus de couleurs.

Qu'un sein voluptueux, des lèvres demi-closes,

Respirent près de nous leur haleine de roses ;

Que Pliryné sans réserve abandonne à nos yeux

De ses charmes secrets les contours gracieux.

Quand l'âge aura sur nous mis sa main flétrissante,

Que pourra la beauté, quoique toute-puissante ?

Nos cœurs en la voyant ne palpiteront plus. 15

C'est alors qu'exilé dans mon champêtre asile,

De l'antique sagesse admirateur tranquille,

Du mobile univers interrogeant la voix.

J'irai de la nature étudier les lois :

Par quelle main sur soi la terre suspendue 20

Voit mugir autour d'elle Amphitrite étendue ;

Quel Titan foudroyé respire avec effort

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