V. 27. Trait emprunté à Horace, Od. H, xix
Hacchtim in retnotis carroina rupibiis Vidi doccntera , crédite , posteri , Nymphasque discenfes et aures Capripedum satyrorum acutas.
-21 i I^ILÉGIES
Vole et franchit les temps, les mers, les nations ;
Va vivre en d'autres corps, s'égare, se promène.
Est tout ce qu'il lui plaît, car tout est son domaine.
Ainsi, bruyante abeille, au retoui- du matin, 35
Je vais changer en miel les délices du thym.
Rose, un sein palpitant est ma tombe divine.
Frêle atome d'oiseau, de leur molle étamine
.le vais sous d'autres cieux dépouiller d'autres fleurs.
Le papillon plus grand offre moins de couleurs ; 40
Et l'Orénoque impur, la Floride fertile
Admirent qu'un oiseau si tendre, si débile.
Mêle tant d'or, de pourpre en ses riches habits.
Et pensent dans les airs voir nager des rubis.
Sur un fleuve souvent l'éclat de mon plumage 45
Fait à quelque Léda souhaiter mon hommage.
Souvent, fleuve moi-même, en mes humides bras
V. 33. Cette pensée, qu'il va suivre dans ses détails, n'a qu'une valeur toute poétique; mais bien peu de poètes ont résisté au désir de retracer cette ingénieuse fiction. Ronsard s'y attache, y revient; ainsi, dit-il {Àm. I, XL), quand je vois le sein de ma maîtresse ,
Je me transforme en (Tiit niétaniorplioscs. V. 35. Théocrite, Id. III, 12:
At'ôc ■^t^o[\ia.'i
à pojxêcûaa [xsXtaaa, xai è; Tsàv âvrpov i5cot|j.av, tôv xKTffôv ôiaôù; xai xàv Tixépiv, a tù TtuxâiîSr;. V. 37. Voici l'épigranmie d'un anonyme, de Uionysius, selon IManude (^o). .lital. 111, 1G2, et Ânth. Grotii, III, p. 262):
Et'O' av£[Aoç Y£v6[j.Yiv, wù èé ys (TT£t)(ouffa uap' aùyà;
crtriôea Yufi-vwffat;, xat (A£ Ttve'ovTa Xâêotç' et'Oe pôoov Y£v6[jly)v OTroTtop-^upov, ôqppa u.£ ytçohi àpa(A£vïi 3(apî(TTo axriOedt j^iovÉoi;.
V. 13. « Mêle, » réunit; c'est X^miscere des Latins. V. 47. Anacréon, Od. XX :
"rôiop ÔEÀw YEve'aOat ot:w; (TE ypwta Xciûato.
Vo)e/ Uonsard, Amouvs, I, xx; Od. IV, XXVI, et l'ojagc de Toun.