‹ PoésiesChapitre 20 sur 341 · V. 1. Iliade, I · texte numérisé non relu

V. 1. Iliade, I

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Claros est cité dans l'énumération des lieux consacrés à Apollon, Hymne à Apollon, V. 40.

V. 2. « Sminthée, » surnom d'Apollon: dieu de Sminthe , en Troade, ou tueur de rats ; Apollon , dit-on , tua les rats (a[Ji.îv6oi, dans le dialecte du pays) qui ravageaient les champs de Crinis, grand prêtre à Chrysa , voy. Didyme , Sctiol. Iliade , I, 39. Celte histoire se trouvait dans les livres perdus de l'historien Polémon. Clément d'Alexandrie (Adm. ad génies, p. 19, D), d'après le même Polémon, donne de ce surnom une explication un peu différente. — Cf. Strabon, XIII, I, G4.

Si tu ne sers de guide à cet aveugle errant. »

C'est ainsi qu'achevait l'aveugle en soupirant ,

Et près des bois marchait, faible, et sur une pierre 5

S'asseyait. Trois pasteurs, enfants de cette terre ,

Le suivaient, accourus aux abois turbulents

Des molosses, gardiens de leurs troupeaux bêlants.

Ils avaient, retenant leur fureur indiscrète,

Protégé du vieillard la faiblesse inquiète ; lo

Ils l'écoutaient de loin, et, s'approcliant de lui :

« Quel est ce vieillard blanc, aveugle et sans appui ?

Serait-ce un habitant de l'empire céleste ?

Ses traits sont grands et fiers ; de sa ceinture agreste

Pend une lyre informe, et les sons de sa voix 16

Emeuvent l'air, et l'onde, et le ciel, et les bois. »

V. 3. L'aveugle se désigne ici d'une façon démonstrative (ôetxTixwç)- Cette tournure appartient à la langue grecque, où l'on trouve très-souvent un pronom démonstratif mis pour un pronom personnel (voy. les tiagiques), et non-seulement le genre de la personne désignée , mais encore, quoique plus rarement, le neutre. Le chœur, dans les Perses d'Eschyle, se désignant, débute par TaSe. . . Les Latins ont pris cette tournure des Grecs; il y en a plusieurs exemples dans Plante et dans Térence. En voici un dans Corneille, Poljeucte, V, m :

C'en est assez : Félix , reprenez ce courroux , Et sur cet insolent vengez vos dieux et vous.

Cf. Voltaire, les Guàbres, III, V ; le Dépositaire , 1, I. On peut rapprocher de cette tournure celle qu'emploie la Fontaine, Fables, IX, 4 :

Plus je contemple

Os fruits ainsi placés, plus il semble à Caro Que Ton a fait un quiproquo.

V. 5. Comme l'observe M. Sainte-Beuve, il faudrait, poiu- la correction grammaticale , // marchait.

V. G-10. C'est ainsi que, dans VOJyssee, XIV, 29, lorsque les chiens se précipitent en aboyant sur Ulysse, le bouvier accourt promptenient les éloigner à coups de pierres. Théocrite, Id. XXV, G8, a imité ce passage d'Honicrc. Voy. plus loin, v. 97.

V. 14. Ce trait semble emprunté à Virgile, £gl. VI, 17 , dans le portrait qu'il trace de Silène endormi :

Et gravis attrita pendebat cantharus nnsa.

Mais il entend leurs pas, prête l'oreille, espère. Se trouble, et tend déjà les mains à la prière, (c Ne crains point, disent-ils, malheureux étranger (Si plutôt, sous un corps terrestre et passager, 20

Tu n'es point quelque dieu protecteur de 1^ Grèce, Tant une grâce auguste ennoblit ta vieillesse !) ; Si tu n'es qu'un mortel, vieillard infortuné, Les humains près de qui les flots t'ont amené Aux mortels malheureux n'apportent point d'injures. s.'i Les destins n'ont jamais de faveurs qui soient pures. Ta voix noble et touchante est un bienfait des dieux ; Mais aux clartés du jour ils ont fermé tes yeux.

— Enfants, car votre voix est enfantine et tendre,

Vos discours sont prudents plus qu'on n'eût dû l'attendre; 30

Mais, toujours soupçonneux, l'indigent étranger

Croit qu'on rit de ses maux et qu'on veut l'outrager.

V. 18. « ^ la prière. » C'est le datif grec exprimant la chose en vue de laquelle une action est faite.

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