V. 20. Hom., Hymne à ^poll
Selv', ÈTisi oO (/.èv yâp ti xa-caôvYixoïdtv êoixa:, où Sefxaç, oOSè çvrjv, àXX' àOavâToidi ôeoïaiv . . .
On trouve cette idée fréquemment exprimée chez les poètes. André y reviendra dans le Mendiant, v. 21.
V. 24. Il y a à la lin du vers une dureté cpie Chénier eût sans doute corrigée. Dans ce vers et le suivant, peut-être pourrait-on blâmer les mots humains et mortels au point de vue de nos langues modernes , qui ne semblent plus vouloir admettre , c'est une richesse de moins , ces nuances infinies de rapport qu'expriment si abondamment les langues anciennes. V humain , c'est l'être considéré dans ses raj)ports d'origine avec le sol, Yhumus, et ce terme s'applique très-bien à l'habitant du sol qui reçoit l'aède voyageur ; le mortel, c'est l'étr* considéré dans ses rapports avec sa destinée finale toujours suspendue sur sa tête , et s'applique justement à l'être errant toujours menacé par le sort.
V, 2T-28. Tel {Odyssée, VUI, 64), l'aède Démodocus auquel la muse
Ô96a).[i.(ï)v (lèv âjj.£p(T£, ôtôoy ô' i^iSeïav àotOïiv.
Ne me comparez point à la troupe immortelle :
Ces rides, ces cheveux, cette nuit éternelle.
Voyez , est-ce le front d'un habitant des cieux ? 35
Je ne suis qu'un mortel, un des plus malheureux!
Si vous en savez un pauvre, errant, misérable.
C'est à celui-là seul que je suis comparable ;
Et pourtant je n'ai point, comme fit Thamyris,
Des chansons à Phœbus voulu ravir le prix; 40
Ni, livré comme OEdipe à la noire Euménide,
Je n'ai puni sur moi l'inceste parricide ;
Mais les dieux tout-puissants gardaient à mon déclin
Les ténèbres, l'exil, l'indigence et la faim.
— Prends, et puisse bientôt changer ta destinée ! w 45
Disent-ils. Et, tirant ce que, pour leur journée,