V. 8G. 0\ide, Art d'aimer, III
Est Deus in nobis et sunt commercia cœli.
(') Dans une traduction en vers de Térence, que nous regrettons de voir encore inédite, M le marquis de Belloy a ainsi rendu ce passage :
Adieu, ne voulez-vous rien de plus aujourd'hui? — Que voudrais-je, Thaïs, sinon que, près de lui, Ton âme en soit bien loin; que tu m'aimes absente ; Que je sois ton désir, ton rêve, ton attente, Ton ivresse, ton bien ; que tu sois toute à moi. De CKur, puisque le mien ne bal plus que pour loi ?
A ABFX
Pourquoi de mes loisirs accuser la langueur ?
Pourquoi vers des lauriers aiguillonner mon cœur ?
Abel, que me veux-tu? Je suis heureux, tranquille.
Tu veux m'ôter mon bien, mon amour, ma Camille,
Mes rêves nonchalants, l'oisiveté, la paix; 5
A l'ombre, au bord des eaux, le sommeil pur et frais.
Ai-je connu jamais ces noms brillants de gloire
Sur qui tu viens sans cesse arrêter ma mémoire?
Pourquoi me rappeler, dans tes cris assidus,
Je ne sais quels projets que je ne connais plus? lo
Que d'Achille outragé l'inexorable absence