IX. — V. 1. Properce, I, xii
Quid mihi desidiie non cessas finf^ere crinicii , Quod faciat nobis conscia Roma moram .' Cf. Berlin, Am. I, xvi.
V. 6. Voyez dans les Poésies antiques, Études et Fragm. XIII, XVII. V. 12. Oi» avait proposé de corriger ainsi ce vers :
Livre aux feux des Troyens les vaisseaux sans défense. dette correction eût été contraire au goût d'André , (|ni ;i (|iiali(ié du mot (Hviii ce vers de Malheri)e (p. 19!)) :
Ces ouvrages des mains célestes , Que jusqucs à leurs derniers restes La flamme grecque a dévorés !
(iomme le remarcpie André, Horace a dit, Od. I, xv : l'est certas liyemes uret (trliiiiriis Iijn'ks iliacas donios.
Et ailleurs, Od. IV, vi :
Nescios fari pueros tirhivis Ureret flammis.
C'est une touruure trcs-lré(|U('iit(- cliez Honsard.
LIVKE H — CAMILLE 229
Jadis, il m'en souvient, quand les bois du Permesse 15
Recevaient ma première et bouillante jeunesse,
Plein de ces grands objets, ivre de chants guerriers,
Respirant la mêlée et les cruels lauriers.
Je me couvrais de fer, et d'une main sanglante
J'animais aux combats ma lyre turbulente ; 20
Des arrêts du destin prophète audacieux.
J'abandonnais la terre et volais chez les dieux.
Au flambeau de l'Amour j'ai vu fondre mes ailes.
Les forêts d'Idalie ont des routes si belles!
Là, Vénus, me dictant de faciles chansons, 25
M'a nommé son poète entre ses nourrissons.
Si quelquefois encore, à tes conseils docile,
Ou jouet d'un esprit vagabond et mobile,
.le veux, de nos héros admirant les exploits,
A des sons généreux solliciter ma voix, 30
Aux sons voluptueux ma voix accoutumée
Fuit, se refuse et lutte, incertaine, alarmée ;
Et ma main, dans mes vers de travail tourmentés,
Poursuit avec effort de pénibles beautés.
Mais si, bientôt lassé de ces poursuites folles, 35
Je retourne à mes riens que tu nommes frivoles,
Si je chante Camille, alors écoute, voi :
Les vers pour la chanter naissent autour de moi.
Tout pour elle a des vers ! Ils renaissent en foule ;
V. 15. Le Permesse, petit cours d'eau descendant de l'Hélicon , dans lequel se baignaient les Muses, comme le dit Hésiode, Théog. 1 et sqq.
V. 23. N'est-ce point la même pensée qu'Horace, Od. II, xii? N'est-ce point aussi YOde I d'Anacréon ? N'est-ce point la pensée de tous les poètes élégiaques ?
V, 24. « Idalie, » ville et forêt de l'île de Cypre; voy. Théocrite, Id. XY, 100; y\rgi\e, Enéide, I, 693.