‹ PoésiesChapitre 205 sur 341 · X. — V. 11. Éd · texte numérisé non relu

X. — V. 11. Éd

En ses brillantes nuits Cithéron n'a jamais.

LIVRK ir — CAMILLE 233

Quel orage suivra ce hauquet taut vauté, 15

S il faut qu'à son oreille un mot en soit porté 1 Oh ! vous ne savez pas jusqu'où va son empire. Si j'ai loué des yeux, une bouche, un sourire; Ou si, près d'une belle assis en un repas. Nos lèvres en riant ont murmuré tout bas, 20

Elle a tout vu. Bientôt cris, reproches, injure : In mot, un geste, im rien, tout était un parjure. « Chacun pour cette belle avait vu mes égards; Je lui parlais des yeux, je cherchais ses regards. » Et puis des pleurs ! des pleurs, que Memnon sur sa cendre 25 \ sa mère immortelle en a moins fait répandre. Que dis-je? sa vengeance ose en venir aux coups ; Elle me frappe. Et moi, je feins, dans mon courroux. De la frapper aussi, mais d'une main légère. Et je baise sa main impuissante et colère ; 30

Car ses bras ne sont forts qu'aux amoureux exploits. La fureur ne peut même aigrir sa douce voix. Ah! je l'aime bien mieux injuste qu'indolente;

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