‹ PoésiesChapitre 208 sur 341 · LIVRE II — CAMILLE · texte numérisé non relu

LIVRE II — CAMILLE

Le flot résonne au loin, de nos jeux égayé, Et qu'en son lit voisin le marchand éveillé, Ecoutant nos plaisirs d'une oreille jalouse, Redouble ses baisers à sa trop jeune épouse.

Reste, reste avec nous, o père des bons vins! Dieu propice, o Bacchus ! toi dont les flots divins Versent le doux oubli de ces maux qu'on adore ; Toi, devant qui l'amour s'enfuit et s'évapore, Comme de ce cristal aux mobiles éclairs Tes esprits odorants s'exhalent dans les airs.

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