AUX PREMIERS FRUITS DE IMON VERGER
Précurseurs de l'automne, 6 fruits nés d'une terre Où l'art industrieux, sous ses maisons de verre, Des soleils du Midi sait feindre les chaleurs,
V. 15 et IG. Afin d'éviter l'ellipse de pour devant i/wc, éd. 182(i : Pour, fixant sur moi seul ta pensée et tes yeiu, Que, loin de moi, ton cœur soit plein de ma présence.
\. 20. Cf. Élé^. II, XXIV, S.-J.
Allez trouver Faiiny, cette mère craintive ; A sa fille aux doux yeux, fleur débile et tardive , 5
Rendez la force et les couleurs.
Non qu'un péril funeste assiège son enfance ; Mais du cœur maternel la tendre défiance IN 'attend pas le danger qu'elle sait trop prévoir; Et Fanny, qu'une fois les destins ont frappée, 10
Soupçonneuse et longtemps de sa perte occupée, Redoute de loin leur pouvoir.
L'été va dissiper de si pi'omptes alarmes. Nous devons en naissant tous un tribut de larmes. Les siennes ont déjà trop satisfait aux dieux. 15
Sa beauté, ses vertus, ses grâces naturelles, N'ont point des dieux sans doute, ainsi que des mortelles, Armé le courroux envieux.
Belle bientôt comme elle, au retour d'Érigone L'enfant va ranimer, nourrisson de Pomone, 20
Ce front que de Borée un souffle avait terni. Oh! de la conserver, cieux, faites votre étude; Que jamais la douleur, même l'inquiétude, N'approchent du sein de Fanny.