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V. 2G. Allusion à Sociate, attaqué par Aristophane

V. .38. C'est le SaîiAtov de Socrate. Tout ce passage est une apologie du philosophe. Peut-être y a-t-il au fond un sentiment tout personnel. André, qui travailla

Agite ses pensers, vit dans son cœur brùhmt.

Travaille son sommeil actif et vigilant, 40

Arrache au long repos sa nuit laborieuse,

Allume avant le jour sa lampe studieuse,

Lui montre un peuple entier, par ses nobles bienfaits,

Indompté dans la guerre, opulent dans la paix ;

Son beau nom remplissant leur cœur et leur histoire, 45

Les siècles prosternés au pied de sa mémoire.

Par ses sueurs bientôt 1 édifice s'accroît.

En vain l'esprit du peuple est rampant, est étroit ;

En vain le seul présent les frappe et les entraîne ;

En vain leur raison faible et leur vue incertaine 50

Ne peut de ses regards suivre les profondeurs,

De sa raison céleste atteindre les hauteurs ;

Il appelle les dieux à son conseil suprême.

Ses décrets, confiés à la voix des dieux même,

Entraînent sans convaincre, et le monde ébloui 55

Pense adorer les dieux en n'adorant que lui.

Il fait honneur aux dieux de son divin ouvrage.

C'est alors qu'il a vu tantôt à son passage

Un buisson enflammé receler l'Éternel ;

C'est alors qu'il rapporte, en un jour solennel, 60

De la montagne ardente et du sein du tonnerre,

beaucoup à l'Hormès peudant sa retraite à Versailles, eu 1793, ne serait-il pas un des sages opprimés que soutient l'exemple de Soeratui' V. 51 et 52 :

Ne peuvent de son vol atteindre les liauleurs, Ni suivre ses regards jusqu'en leurs profondeurs. V. 55. « Sans convaincre. » Au milieu des chants louangeurs du poète, le philosoplie fait ses réserves , André ne se laisse pas éi)l()uir , comme le monde , à la voix des dieux mêmes.

V. 59. Première' a])pariliou de Dieu à Moïse i^K.iodc, 111, l).

La voix de Dieu lui-même écrite sur la pierre; Ou c'est alors qu'au fond de ses augustes bois l ne nymphe l'appelle et lui trace des lois, Kt qu'un oiseau divin, messager de miracles, 65

A son oreille vient lui dicter des oracles. Tout agit pour lui seul, et la tempête et l'air. Et le cri des forêts, et la foudre et l'éclair. Tout : il prend à témoin le monde et la nature ! Mensonge grand et saint , glorieuse imposture, 70

Quand au peuple trompé ce piège généreux Lui rend saci-é le joug qui doit le rendre heureux !

V. G2. Seconde apparition de Dieu à Moïse sur le Siiiaï, où il lui dicte les lois que Moïse a renfermées dans le Deutéronome. Exode, XIX, m; XXXlll, i ; XXIV, ii.

Y. 64. Numa et la nymphe Égérie. Voyez Plularque, qui de Nunia (IV) rapproche Zaleucus, Minos, Zoroastre, Lycurgue.

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