Virgile, GJor^. Il, ;}2i
Vere tument terra et genitalia semina posciint.
Tum pater oiunipotciis fecundis imbribus aether
Coiijugis in gremium laetae descendit, et omnes
Magnus alit, raagno romuiixtus (?orpore, fetiis, etc. C.r. Virgile, Géorg. III, 242. Cette description des fureurs de l'amoin- a été tentée par bien des poètes. Euripide, dans un fragment dont la place esl incertaine, que les lins rapportent à OEdipe, les autres à H'ippolyte , et cpie nous a conservé Athénée , XIII, vni, p. 599, F, a exprimé la même pensée que Virgile, dans deux vers qui se rapportent à ceux qu'a imités André :
'Epâ S ô <jE[j.vô; oOpavôç TzkfiÇO\J\J.tioz ôfiêpo'j ■Kzav.v tic, yaTav 'AçpootTriç Otto. Athénée, à la suite d'Euripide, cite Eschyle, les Danaïdes. Voyez le magnifique début (lu poëme de Lucrèce; le Pervigilium Veneris, 59; Stace, Silv. I, ii, I8;5, Maniliiis, III, G47. — Parmi les poètes grecs, Oppien est de ceux qui ne savent pas résister à cette voluptueu>e peinture; aussi a-t-il tracé deux fois le tableau de toutes les espèces se livrant au feu de l'amour : de Venat. I, 383, et de Piscat. I, 47 3. I.e Tasse, /tmirife, I, I, semble avoir imité (oppien quand il peint la dolce primavera. Thomson, Seas. Spring, dans la peinture de l'amour, a moins de feu, moins de fougue; sa muse est plus philosophique <pie passionnée. Saint-Lambert est, comme toujours, difficile à juger ; son style est généralement dans un certain milieu, troj) tempéré, trop froid. Le Brun avait lenlé ce tableau, dans un fragment de son poème de la Nature, au chant IV.
m. — (i'est là sans doute qu'il se proposait de peindre '< toutes les espèces à qui la nature ou les plaisirs [per f^eneris res) ont ouvert les portes de la vie. »
lY. — « Traduire quelque paît, se dit-il, le mngnuin crescendi immissis certamen habenis. »
V. — Il revient, en plus d'un endroit, sur ce système naturel des atomes, ou, comme il les appelle, des orc/anes secrets vivants dont l'infinité constitue
L'océan éternel où bouillonne la vie.
VI. — I' Ces atomes de vie, ces semences premières, sont toujours en égale quantité sur la terre et toujours en mouvement. Ils passent de corps en corps, s'alambiquent, s'élaborent, se travaillent, fermentent, se subtilisent dans leur rapport avec le vase où ils sont actuellement contenus. Ils entrent dans un végétal: ils en sont la sève, la force, les sucs nourriciers. Ce végétal est mangé par quelque animal ; alors ils se transforment en sang et en cette substance qui pi'oduira un autre animal et qui fait vivre les espèces... Ou, dans un chêne, ce qu'il y a de plus subtil se rassemble dans le gland "
VU. — '< Quand la terre forma les espèces animales, plusieurs