‹ PoésiesChapitre 308 sur 341 · XIII. — V. 1 et suiv. Horace, Odes, \, XII · texte numérisé non relu

XIII. — V. 1 et suiv. Horace, Odes, \, XII

Super Pindo, gelidove in lla'mo

linde voealcni teracre inseculiv

Orplica svlvjc

Oiiid prius dicain solitis Parentis

l.aiidilitis ?

Vojez dans Mallieri)e, p. 170, la longue note d'André, où il cite ces vers d'Horace v. 2. (l'est la pensée de La Fontaine dans Adonis, Vénus dit :

La beauté dont les traits infinie aux dieux sont si doux, Kst quelque chose encor de plus divin que nous.

ART DAiiMEll 403

Les Muses avec moi vont connaître Byzance ; Et si le ciel se prête à mes efforts heureux, De la Grèce oubliée enfant plus généreux, Sur ses l'ives jadis si noblement fécondes. Du Permesse égaré je ramène les ondes. lo

Pour la première fois de sa honte étonné, Le farouche turban, jaloux et consterné. D'un sérail oppresseur, noir séjour des alarmes. Entendra nos accents et l'amour et vos charmes. C'est là, non loin des flots dont l'amère rigueur 15

Osa ravir Sestos au nocturne nageur.

Qu'en des jardins chéris des eaux et du zéphyre, Pour vous rayonnant d'or, de jaspe, de porphyre, Un temple par mes mains doit s'élever un jour. Sous vos lois j'y rassemble une superbe cour 20

Où de tous les climats brillent toutes les belles : Elles régnent sur tout, et vous régnez sur elles. Là des filles d'Indus l'essaim noble et pompeux, Les vierges de Tamise, au cœur tendre, aux yeux bleus. De Tibre et d'Eridan les flatteuses sirèneS;, 25

Et du blond Eurotas les touchantes Hélènes, Et celles de Colchos, jeune et riche trésor.

V. 14. " f^os charmes, v Le poëte s'adresse au\ Muses. V. 16. Léandre.

V. 19. Ce vœu tout iictif d'élever un temple se retrouve dans Virgile, Géorg. III, 12 ; mais c'est aux Cluses que le poëte latin le consacre : Primus Iduniseas refcram tibi, Mantua, palmas, Kt viridi in campo tcmplum de mariuore ponain

Proptcr aquam

Kn dédiant un temple à Pallas, Tjdée (Stace, Théb. II, 73G) se plaît à y convier des troupes de chastes vierges :

Centiim ibi virgineis vota; Calydonides aris Atta;as tibi rite faces, et ab arbore casta Nectent puipureas nivco discrimine vitlas. Ronsard, Am. II, Élégie à Marie, a aussi élevé son temple à l'Amour.

Plus beau que la toison étincelante d'or,

Et celles qui, du Rhin l'ornement et la gloire,

Vont dans ses froids torrents baigner leurs piedsd'i voire, 30

Toutes enfin ; ce bord sera tout l'univers.

XFV

L'amour croît par l'exemple, et vit d'illusions.

Belles, étudiez ces tendres fictions

Que les poètes saints, en leurs douces ivresses.

Inventent dans la joie aux bras de leurs maîtresses :

De tout aimable objet Jupiter enflammé, 5

Et le dieu des combats par Vénus désarmé,

Quand^ la tête en son sein mollement étendue,

Page 1