V. 17. Voyez le fragment XVi des Pot'jiw ^/l'CT-i-ej
V. 20. « A vu; » hyperbole très-belle; elle rend le tyran spectateur de sa propre mort ; c'est ainsi que Malherbe, Od. à Henri, p. 29, l'avait heureusement emj)loyée , dans des vers « de la plus grande beauté, » comme le remai'que André : Ciizaux, ce grand Titan, qui se moquait des cicux, >•/ ru par le tiépas son audace arrêtée,
Ton regard lui disait : « Ya, tyran furieux,
Va, cours frayer la route aux tyrans tes complices.
Te baigner dans le sang fut tes seules délices.
Baigne-toi dans le tien et reconnais des dieux. » 30
La Grèce, o fdle illustre ! admirant ton courage,
Épuiserait Paros pour placer ton image
Auprès d'Harmodius, auprès de son ami ;
Et des chœurs sur ta tombe, en une sainte ivresse,
Chanteraient Némésis, la tardive déesse, 35
Qui frappe le méchant sur son trône endormi.
Mais la France à la hache abandonne ta tète.
C'est au monstre égorgé qu'on prépare une fête
Parmi ses compagnons, tous dignes de son sort.
Oh! cpiel noble dédain fit sourire ta bouche, 40
Quand un brigand, vengeur de ce brigand farouche,
Crut te faire pâlir aux menaces de mort '
C'est lui qui dut pâlir, et tes juges sinistres, Kt notre affreux sénat et ses affreux ministres,
V. 20. ("ette liypeil)()le »'st IrtHiuenle clicz les poiitcs. naciiic, At/ia/ic,], i:
Une impie ctranjjère
Se baigne inipunémcnt dans le sang de nos rois. Il y eu il une semblable, mais plus audacieuse, clans Euripide, IlerciiU' furieux, 480:
McxaêaXoûffa S' ri TÛyr)
v\j[j,cpaç (j.àv û[j.ïv K-ripa; àvTÉowx,' é'yetv £[j.ol Se oâxpoa ),ouTpà ôuaTiîvw çÉpciv. V. ;i;5. André fait ici allusion à Lea'ua, l'amante d'Harmodius , (pii, inlenogéc »t torturée après le meurtre d'Ilipparfpie, se coupa la langue avec ses dents et la cracha à la face du bourreau. Les Allu'niens avaient institué des fêtes eu l'honneur de Leaena ainsi que d'Harmodius et d'Arislogilon.
V. !55. « I-n lardh'c clccssc. » Horace, Odes, 111, ii : lliro anicccdcnipm sei-lestiim DeMrult iietlr IVina rlavilo.
Quand, à leur tribunal, sans crainte et sans appui, 45
Ta douceur, ton langage et simple et magnanime Leur apprit qu'en effet, tout puissant qu'est le crime. Qui renonce à la vie est plus puissant que lui.
Longtemps, sous les dehors d'une allégresse aimable.
Dans ses détoin-s profonds ton âme impénétrable 50
Avait tenu cachés les destins du pervers.
Ainsi, dans le secret amassant la tempête.
Rit un beau ciel d'azur, qui cependant s'apprête
A foudroyer les monts, à soulever les mers.
Belle, jeune, brillante, aux bourreaux amenée, 55
Tu semblais t'avancer sur le char d'hyménée ;
Ton front resta paisible et ton regard serein.
Calme sur l'échafaud, tu méprisas la rage
D'un peuple abject, servile et fécond en outrage,
Et qui se croit encore et libre et souverain. 60
La vertu seule est libre. Honneur de notre histoire. Notre immortel opprobre y vit avec ta gloire; Seule, tu fus un homme, et vengeas les humains ! Et nous, eunuques vils, troupeau lâche et sans âme, INous savons répéter quelques plaintes de femme ; g5
Mais le fer pèserait à nos débiles mains.
V. 57. Elle meurt, comme Polyxène et comme Iphigénie, présentant la gorge d'un cœur ferme, e->/.apôiw;. Cette strophe est la paraphrase de l'expression d'Euripide, si belle dans sa simplicité et dans sa concision.
V. 65. C'est l'injure sanglante que , dans Homère , //. Vil, 9G, Ménélas jette à la face des Grecs, qui n'osent affronter Hector :
"Q (J.01, ànedrjTYipeç, 'Ayaiioz:,, oùxét' "Ayaioî • .r, (xàv ô/) ),w6ri Totôô y' âçcreTa'. aîvôOsv aivwî, îi [j-îQ Ti; i^avawv vûv "ExTopo; àvTi'oç siciv.