‹ PoésiesChapitre 39 sur 341 · V. 249-260. Ovide, Met. XII · texte numérisé non relu

V. 249-260. Ovide, Met. XII

Tcrgoquc Bianoris alti

Insilit, haud solito quemquam portare, nisi ipsum ; Opposuitque gcnu costis; prensamque sinistra Caesariem retincns

V. 252. On ne saurait trop admirer la coupe savante des vers qui précèdent. 11 y a dans la gradation des tableaux, dont le dernier est un chef-d'œuvre , un art bien supérieur à celui d'Ovide. — Ovide, Met. XII, 293 :

Nec diciTe Rliœtus

Plura sinit, rutilasqiie ferox in aperta loquentis

Condidit ora viri, perque os in pcctora, flammas.

Virgile, Enéide, IX, 441, a dit :

Rotat ensem

Fulmincum, donec RtituU clamantis in ore Condidit advcrso.

Cf. Virgile, X, 322 et 535 ; Stace, Théb. 11, G24. — 11 y avait dans le temple de Thésée, à Athènes, une peinture de ce combat, et le moment choisi par l'artiste était celui qui suivit l'exploit de Thésée; voy. Pausanias, 1, xvii. Ce combat avait aussi été gravé sur le bouclier d'Achille (Hésiode, Sciit. 178). V. 263. Éd. 1820:

Tous vont s'armer de nammcs.

V. 254. « Les liurlenicittsdc femme, » expression bibli(iuc : ululantes. — hd. I82(î :

Et le bois porte au loin les hurlements des femmes. Ed. 1839:

Kt le bois porte au loin des hurlements de femme. V. 255. <t Vongle, » c'est le sabot, en latin ungula. (\^\ hémistiche semble uu s()ii\cnir de Viigile, Enéide, VIII, 59G :

Quatit ungula rampinn.

Admiraient, d'un regard de joie et de respect, '2G0

De sa bouche abonder les paroles divines, Comme en hiver la neige aux sommets des collines. Et, partout accourus, dansant sur son chemin, Hommes, femmes, enfants, les rameaux à la main. Et vierges et guerriers, jeunes fleurs de la ville, 265

Chantaient : « Viens dans nos murs, viens habiter notre île ; Viens, prophète éloquent, aveugle harmonieux. Convive du nectar, disciple aimé des dieux ; Des jeux, tous les cinq ans, rendront saint et prospère Le jour où nous avons reçu le grand Homère. » 270

Le tableau de ce désordre sanglant rappelle un passage de VOdjssée, XI, 419 : . . . \iiol xpYiTfipa TpaTréi^ai; ts 7tXri9oûcraç xsî[Ji£Ô' Èvt [XEYâpw, ôàueSov .S' ctnav ai'fAatt 6ù£V.

Valérius Flaccus , ^rg-. I, 142, dans la description d'une des peintures du navire

Argo, qui représentait ce combat :

Cratères, raensseque volant, araeque Deorum

Poculaque, insignis vetcrum labor

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