‹ PoésiesChapitre 42 sur 341 · V. 8. Odyssée, W · texte numérisé non relu

V. 8. Odyssée, W

"Oç eIttwv, 9à[ji.v(ov OueôûaeTO ôtoç 'OSuaTEuç*. . . 2(j,£p8aXéoç 8' a.^)■:r^<Jl (pâvr;, x£xaxa)[ji£voi; aX|iYi. André se souvient plus directement de Virgile, Enéide, III, 590 :

Quura subito c silvis, macie confecta supreiua Ignoti nova forma viri, miserandaque cultu, Procedit, supplexquc raanus ad littora tendit. Kespicimus : dira illuvies, immissaquc barba ,

Conserlum tcgmcn spinis •

Voy. le portrait de Phinée dans Apollonius, Àrg. 11, 1!)7.

Tout pale, demi-nu, la barbe hérissée :

Il remuait à peine une lèvre glacée , 10

Des hommes et des dieux implorait le secours,

Et dans la forêt sombre errait depuis deux jours.

Il se traîne, il n'attend qu'une mort douloureuse ;

Il succombe. L'enfant, interdite et peureuse,

A ce hideux aspect sorti du fond du bois, 16

Veut fuir; mais elle entend sa lamentable voix.

Il tend les bras, il tombe à genoux ; il lui crie

Qu'au nom de tous les dieux il la conjure, il prie,

Et qu'il n'est point à craindre, et qu'une ardente faim

L'aiguillonne et le tue, et qu'il expire enfin. 2o

« Si^ comme je le crois, belle dès ton enfance,

C'est le dieu de ces eaux qui t'a donné naissance.

Nymphe, souvent les vœux des malheureux humains

Ouvrent des immortels les bienfaisantes mains.

Ou si c'est quelque front porteur d'une couronne 25

Qui te nomme sa fille et te destine au trône,

Souviens-toi, jeune enfant, que le ciel quelquefois

Venge les opprimés sur la tête des rois.

Belle vierge, sans doute enfant d'une déesse.

Crains de laisser périr l'étranger en détresse ; 30

Page 1