‹ PoésiesChapitre 41 sur 341 · LE MENDIANT · texte numérisé non relu

LE MENDIANT

C'était quand le printemps a reverdi les prés. La fille de Lycus, vierge aux cheveux dorés, Sous les monts Achéens, non loin de Cérynée,

Errait à l'ombre, aux bords du faible et pur Cralhis ; Car les eaux du Crathis, sous des berceaux de frêne, 5 Entouraient de Lycus le fertile domaine.

Soudain, à l'autre bord,

Du fond d'un bois épais, un noir fantôme sort,

II. — L'arrivée d'Ulysse chez les Phéaciens, au VP livre de VOdjsscc, a inspiré à André ce petit poëme du Mendiant, qui, entre autres mérites, a celui de présenter dans un cadre peu étendu une étude exacte et heureuse de la manière dont les anciens exerçaient l'hospitalité.

V. 1. Ronsard, Jm. II, Voyage de Tours, a un début un peu semblable à celui-ci :

C'cstoit en la saison que l'amoureuse Flore Faisoit pour son amy les fleurettes csclore.

V. 4. Il ne faut pas confondre ce Crathis, fleuve d'Achaïe, qui se jette dans le golfe de Corinthe (Pausanias, VII, x'xv), avec le Crathis dont parle Théocrite, Idjl. V, IG, 24, et qui est un fleuve italien; voy. Schol. Tfteoc. V, 124. Au VI« livre de VOdrssée, Nausicaa, la fille d'Alcinoiis, et ses compagnes, sont sur les bords du fleuve occupées à laver leurs vêtements.

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