V. 320. Toutes les éditions, contrairement à Fayolle
o Cléotas I mon père ! ô toi qui fus mon raaîlri'. M. de Latouche a hicii inutilement voulu éviter la répétition do o mon fx'rc.
V. 323. « ^ ma foriuiie. » C'est bien le datif grec exprimant la cause par latpicilc rattrii)ut convient au sujet : Je suis lionteux à cause de ma fortune.
V. 325. Au-dessus de l'épaule droite; voy. Théocrite, /</;/. XIV, Ci. — Celte manière de porter le manteau subsista longtemps chez les Romains dans toutes les
PETITS POKMES 4F>
Les convives levés l'entourent ; l'allégresse Rayonne en tous les yeux. La famille s'empresse ; On cherche des habits, on réchauffe le bain. La jeune enfant approche; il rit, lui tend la main : 330 « Car c'est toi, lui dit-il, c'est toi qui la première, Ma fille, m'as ouvert la porte hospitalière. »
classes; voy. Calpurnius, Ég^l. VII, 81. — Chez les Grecs, les femmes agrafaient le manteau sur la poitrine; \oy. Homère, Iliade, XIV, 180.
V. 329. Cet usage se rencontre à chaque pas dans Homère. Cf. Ronsard, F ranci ade, II.
V. 331. Dans Homère, Odyssée, VIII, 461, Nausicaa dit à Ulysse avec un sentiment d'une délicatesse exquise et bien tendre :
XaTpE, ?£Ïv', l'va xaî uox' èwv èv uaxptô'. yalri (J-vriCTiQ i^LzV, 8x1 [j.ot irpwxr) i^wiypt' ospéXXsi?.
LE JEUNE MAEADE
« Apollon, dieu sauveur, dieu des savants mystères,
Dieu de la vie, et dieu des plantes salutaires,
Dieu vainqueur de Python, dieu jeune et triomphant,
Prends pitié de mon fds, de mon unique enfant 1
Prends pitié de sa mère aux larmes condamnée, 5
Qui ne vit que pour lui, qui meurt abandonnée.
Qui n'a pas dû rester pour voir mourir son fils ;
Dieu jeune, viens aider sa jeunesse. Assoupis,
Assoupis dans son sein cette fièvre brûlante
Qui dévore la fleur de sa vie innocente. lo
I. — Celte élégie respire une tendresse maternelle el iiliale hien toiiciiante, en même temps ([u'un amour jeune et pur. On devine (|ue ce n'est pas seulement à l'imagination du poète ([u'elle doit sa naissance. Mais avec quel génie, voilant, sous une l'orme anti(pie , ses propres douleurs et son individualité, André disparaît de son œuvre pour y laisser pleurer toute âme humaine IVappée |)ar la destinée et l'amour!
V. 1-3. Ces nombreuses épithètes ne sont point vaines dans la bouche de la mère. C'est bien là l'antique forme des prières, des litanies. Sin* ces différentes épithètes d'Apollon, consultez Macrobe, 1, xvii. Sur la victoire remportée par Apollon sur le serpent l'viboii, voy. Homère, //wh/zc à Àjwll. ."{7 2.
ÉLÉGIES ^t7
Apollon, si jamais, échappé du tombeau, Il retourne au Ménale avoir soin du troupeau, Ces mains, ces vieilles mains orneront ta statue De ma coupe d'onyx à tes pieds suspendue ; Et, chaque été nouveau, d'un jeune taureau blanc I5
La hache à ton autel fera couler le sang.
Eh bien ! mon fils, es-tu toujours impitoyable ?
Ton funeste silence est-il inexorable ?
Enfant, tu veux mourir? Tu veux, dans ses vieux ans.
Laisser ta mère seule avec ses cheveux blancs ? 20
V. 12. Le Ménaie, xûiOntagne d'Arcadie, qu'ont rendue célèbre Théocrite et Virgile. Voy. Théocrite, Id. I, 124 et Schol.; Virgile, Égl. VIII.
V. 14. Ces offrandes aux divinités se nommaient àva8yi[j.aTa ou àvax£{|J.£va, selon qu'elles étaient suspendues à la voûte, aux colonnes, ou déposées au pied des statues. Voy. Jnth. Grotii, II, XXIU, 1 ; Sophocle, ^«/. 292 ; Horace, Od. I, V, Virgile, Enéide, IX, 407. — L'onyx est une espèce d'agate. Voyez dans Orphée, de Lapidihus, V. 230, combien l'agate était agréable aux dieux; v. 604, quelles étaient les vertus de l'agate ; v. 627, celle qu'elle avait de dissiper la fièvre. L'offrande d'une coupe d'onyx s'est donc présentée naturellement à l'esprit d'André. L'agate ne plaisait pas seulement aux dieux du paganisme, mais encore au Dieu d'Israël ; voyez Exode, y^y , 7, ei passim. L'offrande la plus simple, la plus habituelle aux bergers, était une coupe de hêtre. Voy. Virgile, Egl. III, 36.