V. 2. Virgile, Gcorg. I
Dilcctx Tlietidi alcyoncs
Dans les éditions précédentes, on a , dans ])lusieurs passages, confondu par ww. orthographe vicieuse Télliys (TriOû;, Hésiode, Tlicog. 337), lille du Ciel et de la Terre, mère des Océanides, avec Thétis (Oéxi;, Hésiode, Tliéog. 2\'i), la (ille de Nérée
Elle a vécu, Myrto, la jeune ïarentine ! Un vaisseau la portait aux bords de Camarine : Là, l'hymen, les chansons, les flûtes, lentement 5
Devaient la reconduire au seuil de son amant. Une clef vigilante a, pour cette journée. Sous le cèdre enfermé sa robe d'hyménée. Et l'or dont au festin ses bras seront parés. Et pour ses blonds cheveux les parfums préparés. lo Mais, seule sur la proue, invoquant les étoiles, Le vent impétueux qui soufflait dans ses voiles L'enveloppe étonnée, et loin des matelots Elle tombe, elle crie, elle est au sein des flots.
et la plus belle des Néréides. Comme nous le verrons, v. 20, les Néréides étaient des divinités clémentes ; c'est pour cela sans doute que les alcyons leur étaient chers (Théocrite, Idjl. VII, 57). On ne sait pas au juste quel est cet oiseau célèbre dans l'antiquité, voy. le Schol. de Théocrite. Les quatorze jours (sept avant, sept après le solstice d'hiver) dont il parle, sont une époque de calme appelée l'époque des alcyous , comme le dit dans une épigramme ApoUonidas, Anal. II, p. 135, Xlll. — Cf. Pline, X, xxxii ; Aristote, Hist. an. VIII, m.
V. 4. a Camarine, » ville de Sicile. Schol. Pind. Olymp. V, I.
V. 5. Sur les cérémonies du mariage, relire les épithalames des poètes anciens.
V. 6. Cette peinture touchante d'une jeune vierge enlevée par les flots cruels , alors qu'on la conduisait au seuil de son amant, a souvent inspiré les poètes. Voici une épigramme qui contient en germe celle de Chénier ; elle est de Xénocrite de Rhodes , Anal. II, p. 256 :
Xalxai (joy ax6.ï,o\)(sv^ e6' àX[j.ypà, ôû(7[/.op£ y.oOpr|,
vayriyoù ç6t[j.£vr|i; elv àXî, AvktiSixy). 'H yàp ôpivo[A£voy hovtou, ôetaaffa ôaXàffar);
uêpiv, ÛTTÈp xoiXoy SoûpaToç èÇÉTteaeç.
Kal (TÔv (lèv çtùveT xâipoç ouvojAa, xat j^Oôva Ku(jLy]v,
ÔCTTÉa ôè 4'yxP'ï* '^XOIJet' £7t' atyiaXw, uixpèv l\piaTO(Aaxw ^evétiq xaxôv, ô; <7£ xo(iîÇa)v
â; Yâ[iov, oùxe xopYjv Y^YaYev, oute ve'xuv.
Cf. Antipaler de Thessalonice, Anal. II, p. 122, Lil.