VII. — V. 3-12. Virgile, Égl. VI
i:t tortunatam si nunquam arraenta fuissent,
Pasiphaen nivei solatur amore Juvcnci.
Ah I virgo infclix , qua; te dementia cepit ! . . .
Ali I virgo infelix, tu nunc in montibus erras;
nie, latusnivcum molli fultus hyacintho ,
Ilicc sub nigra pallcntes ruminât herbas;
Aut aliquam in inagno sequitiir groge t Clauditc, Nyniphaî,
Dictaeae Nyinpha;, nemorum Jam clauditc saltus;
Si qua forte ferant oculis scse obvia nostrLs
Errabunda bovis vcstigla; forsitan illum
Aut herba captutu viridi , àut armcnta sccutum ,
Perducant aliqux stabula ad Gortynia vacca;.
Voy. riiistoire dePasipliac, et comment, par l'art de Dédale, elle eut un commerce criminel avec le taureau, ApoUodore, III, i.
Tranquille, il ruminait son antique pâture ;
Quel lit de fleurs reçut ses membres nonchalants ;
Quelle onde a ranimé l'albâtre de ses flancs.
O nymphes, entourez, fermez, nymphes de Crète,
De ces vallons fermez, entourez la retraite. 10
Oh ! craignez que vers lui des vestiges épars
Ne viennent à guider ses pas et ses regards.
Insensée, à travers ronces, forêts, montagnes,
Elle court. O fureur! dans les vertes campagnes,
Une belle génisse à son superbe amant I5
Adressait devant elle un doux mugissement.
La perfide mourra ; Jupiter la demande.
Elle-même à son front attache la guirlande,
L'entraîne, et sur l'autel prenant le fer vengeur :
« Sois belle maintenant, et plais à mon vainqueur. » 20
Elle frappe. Et sa haine, à la flamme lustrale.
Rit de voir palpiter le cœur de sa rivale.
V. 6. L'ppilhète antique est un peu forcée. Comme quelquefois chez les Latins (Virg. En. IV, 458 ; Ovide, Fast. V, 63G) , elle présente simplement une idée d'antériorité. Calpurnius, III, 16, a dit, en employant une épithète plus précise et plus juste :
Et matutinas rcvocat palearibus herbas.