‹ PoésiesChapitre 81 sur 341 · V. 36-37. Euripide, Hécube · texte numérisé non relu

V. 36-37. Euripide, Hécube

Aiaï • TÔ ôoùXov ô); /axôv Tieçuxévai,

ToX(iâ 6' a (xr) yjiri, tyi pîqç vixwfievov. Y. 41. Ce vers ia])pelle le mot célèbre attribué à Briilus.

Mais les dieux n'ont-ils point de remède pour toi ? Il est des baumes doux, des lustrations pures Qui peuvent de notre âme assoupir les blessures, Et de magiques chants qui tarissent les pleurs.

LE BERGER

Il n'en est point ; il n'est pour moi que des douleurs : 50

Mon sort est de servir, il faut qu'il s'accomplisse.

Moi, j'ai ce chien aussi qui tremble à mon service ;

C'est mon esclave aussi. Mon désespoir muet

Ne peut rendre qu'à lui tous les maux qu'on me fait.

LE CHEVRIER

La terre, notre mère, et sa douce richesse 55

Ne peut-elle du moins égayer ta tristesse ?

Vois combien elle est belle ; et vois l'été vermeil.

Prodigue de trésors brillants lils du soleil,

Qui vient, fertile amant d'une heureuse culture.

Varier du printemps l'uniforme verdure ; fiO

Vois l'abricot naissant, sous les yeux d'un beau ciel.

Arrondir son fruit doux et blond comme le miel;

Vois la pourpre des fleurs dont le pécher se pare

Nous annoncer l'éclat des fruits qu'il nous prépare.

/Vu bord de ces prés verts regarde ces guérets, 65

De qui les blés touffus, jaunissantes forêts.

Du joyeux moissonneur attendent la faucille.

D'agrestes déités quelle nol)le famille :

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