V. 63. Éd. 1826 et
Bel enfant , aime-moi. Mon cœur de mille amants.
V. 68. Le reste de cette pièce est donné dans l'éd. de 1833 comme fragment, avec ce titre : IMITÉ DE SHAKESPE.\RE, chanson des yeux, et dans l'éd. de 1839, dans les Poésies diverses, avec celui-ci : CHANSON DES YEUX, IMITÉ DE Shakespeare. En étudiant attentivement le style et la suite des idées de cette idylle, on se convainc facilement que ce fragment appartient et lait suite à l'idylle de Lydé.— Lydé cherche le
Les yeux levés sur moi, tu resteras muet, 70
Et je te chanterai la chanson qui te plaît.
Comme on voit, au moment où Phœbus va renaître,
La nuit prête à s'enfuir, le jour prêt à paraître.
Je verrai tes beaux yeux, les yeux de mon ami,
En un léger sommeil se fermer à demi . 75
Tu me diras : « Adieu, je dors, adieu, ma belle. »
Adieu, dirai-je, adieu ; dors, mon ami fidèle.
Car le . . . aussi dort le front vers les cieux.
Et j'irai te baiser et le front et les yeux.
Ne me regarde point, cache, cache tes yeux ; 80
Mon sang en est brûlé ; tes regards sont des feux.
Viens, viens. Quoique vivant, et dans ta fleur première.
Je veux avec mes mains te fermer la paupière.
Ou malgré tes efforts je prendrai ces cheveux
Pour en faire un bandeau qui te cache les yeux . 85
jeune enfant, l'<ippelle de ses vœux : « Oh! je voudrais qu'ici tu vinsses un matin... » Elle l'aperçoit, l'attire sur un banc de gazon, l'entoure de séductions, et quand l'enfant faiblit et est prêt à tomber dans ses bras, elle l'entraîne sur un lit de joncs frais. . . . Mais l'indication de la Chanson des yeux, que porte le manuscrit, s'applique au vers 80 . Quant à l'idée générale de ce fragment, elle semble tirée de Gessner, Idylles, Damon et Philis : « Assieds-toi, ma chère Phiiis, assieds-toi ici sur le trèfle. Oh ! que ne puis-je voir sans cesse ton sourire et tes yeux! Non, ne me regarde pas ainsi, dit-il; et il ferma doucement les yeux de la jeune bergère. »
V. 78. Peut-être : « Car le bel Endymion... » ou plutôt : « Car le d'ieu d' amour ... ^ C'est la mesure qui a forcé André à laisser provisoirement son vers incomplet.