SOUVENIR
Durant les soirs d'hiver longs et silencieux, Je jjense au temps où seuls, près de l'àtre joyeux, Les cheveux dénoués et souvent denii-inie. Tu dormais dans mes hras, sitôt la nuit vernie; Où mes baisers riaient et pleuraient tour l\ tour, Sur votre hont sans tache, ô mon premier amour ! Et j'écoutais chanter ton cœur dans ta poitrine Et mes yeux enivrés, sous la toile mutine, Suivaient le flot charmant de ton corps amolli. Et puis, comme un enfant, dans notre petit lit Je t'emportais joyeux, — éploré connue un saule, Ton front abandonné roulait sur mon épaule. Là, des baisers nouveaux, ardents, nudtipliés, S'élançaient sur ta bouche et mouraient à tes pieds !