LES OUBLIEUX
L'enfant disait : « Venx-tn nons enfuir loin du monde?
— « Enfant, ma douce enfant, je veux ce que tu veux! » Il prenait dans ses mains Li chère tète blonde,
Et sur son front rêveur il baisait ses cheveux,
« Ami, courons au bal ! Le bal joyeux m'attire !
^ Mais non !... Courons au bois sur ton cheval nerveux !
— « Entant, ma douce enfant, je veux ce que tu veux ! )) Et sur sa lèvre folle il baisait son sourire.
Sentiers où leur amour a longtemps voyagé.
Doux nids oi^i s'abritait leur mutuelle ivresse,
OiJ donc sont aujourd'hui l'amant et la maîtresse?
— Tous deux sont beaux encore et tous deux ont chanac.
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