‹ PoésiesChapitre 24 sur 74 · LES OUBLIEUX · texte numérisé non relu

LES OUBLIEUX

L'enfant disait : « Venx-tn nons enfuir loin du monde?

— « Enfant, ma douce enfant, je veux ce que tu veux! » Il prenait dans ses mains Li chère tète blonde,

Et sur son front rêveur il baisait ses cheveux,

« Ami, courons au bal ! Le bal joyeux m'attire !

^ Mais non !... Courons au bois sur ton cheval nerveux !

— « Entant, ma douce enfant, je veux ce que tu veux ! )) Et sur sa lèvre folle il baisait son sourire.

Sentiers où leur amour a longtemps voyagé.

Doux nids oi^i s'abritait leur mutuelle ivresse,

OiJ donc sont aujourd'hui l'amant et la maîtresse?

— Tous deux sont beaux encore et tous deux ont chanac.

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