‹ PoésiesChapitre 23 sur 74 · LA NOURRICE · texte numérisé non relu

LA NOURRICE

A la table, au loyer, dans la famille antique, La nourriee gardait une place à côté De raïeul et c'était une sage pratique : Son conseil entre tous demeurait respecté.

Comme un hôte sacré qu'environne un mystère,

Des lares endormis religieux gardien,

Passait dans la maison cette tigure austère,

Kt l'homme lui disait : Ma mère! — Et c'était hien !

Car, monté dans les bras, mieux que ton ventre, ô femme. C'est ton sein patient qui nous donne notre ame ; Car c'est, pour qui le cherche, un symbole puissant,

Qu'au-dessus de ton flanc Dieu, dressant ta mamelle,

Ait assis sm" ton cœur la colline jumelle

Oii nous buvons le lait, cette fiem- i]o Ion sauiï!

l.V VIE DE L'AME. 153

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