RONDEAU
Lo iomps vioiidra, Pliilipjic, ou les floiirs effcuilloes Que le soleil jaloux brûlait sous notre front, Dans la tombe, aux cbansons des larves réveillées, Germeront sous la pierre et s'épanonii'ont ; Où nos folles amours, nos visions ailées, Du réel implacable ayant subi l'affront, Dans la nuit, par les pleurs des saules consolées. Autour de nos yeux morts, en cercle danseront 1 Le temps viendrai
Le tenn)S viendra du rêve et des clioses voilées Qu'au travers du linceul les trépassés verront. Et des splendeurs sous d'autres formes révélées. Et de la liberté que nuls ne troubleront. Le tem[>s viendra!
XXXIH
THÉORIE FINEBRE
J'ai pensé quelquelbis que tons les trépassés Dont la tombe est déserte et sons Eonbli se creuse. Venaient pleurer en moi d'être ainsi délaissés : Tant mon cœur s'emplissait d'une délresse alïreuse !
Tant le souci me prend de vos maux insensés, 0 spectres descendus dans l'ondjre aventureuse, Quand la procession de mes boidienrs passés Serpente sur mon l'ron!, doleide et ténébreuse!
Esprits sans corps, parlums saiis Ileui'Sj souilles errants, Voix sans lèvres, aux mots subtils et pénétrants, (J souvenirs ! Un cliœur fraternel vous convie :
Car un peuple de morts liabite mou cerveau, Et je ne puis cliasser du prul'ond de ma vie Eue mélancolie innnensc du tombeau !