LA SOURCE
La source va creusant, d'une Inrme inimorlelle, Un nid pour les vautours, dans le flanc du granit : Le souvenir amer, au fond du cœur fidèle, Tel, filtrant sans relâche, à la mort fait son nid.
Et les vents embrasés, dont la source est tarie,
Ne sécheront jamais la blessure du cœur.
— Quelques-uns ne l'ont su, mais aucun ne l'oublie,
Cet amour qui nous fit la première douleur!
LiV ROSEE
Quand le soleil a bn, sur la cime des bois, La fraîcheur des baisers que l'Aube chaste y pose, La rosée erre encore aux buissons et parfois Se pend, frileuse perle, aux lèvres d'une rose.
Du premier souvenir innnortelle douceur!
Frêle perle d'amour au temps cruel ravie !
— Ainsi, chacun de nous porle, au fond de son cœur,
Un pleur tombé du ciel à l'aube de la vie !