LE PRINTEMPS
Comme un faune endormi dont les nymphes lascives Ont caresse' les flancs de leurs gerbes de fleurs, L'An se réveille et prend mouvement et couleurs, Au doux fïagellement des brises fugitives,
0 Printemps ! — Un frisson court dans l'air matinal ; La sève mord l'écorce et le lierre l'enlace; Va la source, entr'ouvrant sa paupière de glace. Sous des cils de roseaux, montre un œil virginal.